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 This isn't nice. ✖ Percival

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Eidel Warszawski
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MessageSujet: This isn't nice. ✖ Percival   Ven 24 Fév 2017 - 1:47

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Eidel & Percival

Elle aurait dû embarquer pour Hambourg à l’heure qu’il est. A la place, Eidel est là, entre des barreaux et dans l’incompréhension la plus totale. Tout s’était beaucoup trop bien déroulé jusque là, il fallait forcément que quelque chose vienne tout gâcher et bien évidemment, juste au moment de rejoindre l’Allemagne. Ces trois semaines passées en République Dominicaine se sont écoulées à une vitesse inimaginable ; jamais Eidel n’aurait imaginé avoir le coeur serré à l’idée de quitter le campement de la Croix-Rouge mais ces gens qu’elle a pu rencontrer ont eu un profond impact sur la brunette. Elle avait les larmes aux yeux dans le bateau les conduisant jusqu’à Miami. De là, un train jusqu’à New-York puis à nouveau le bateau pour l’Europe. Rien ne s’est prévu comme cela aurait dû être le cas. Ils sont arrivés la veille de leur départ mais contrairement aux autres membres de son équipe, Eidel n’avait pas voulu rester enfermée dans les locaux de la Croix-Rouge, les hébergeant gracieusement pour la nuit. Finalement, peut-être aurait-elle dû s’abstenir, se dit la petite brune, sauf que l’idée de passer du temps loin de ses coéquipiers et surtout de cet abruti de Friedrich à la tête de l’unité. Eidel saute de son banc, fait quelques pas dans la cellule composée de barreaux et d’un banc. Ses yeux sont à la recherche d’une quelconque personne, n’importe qui. Mais rien, personne. Des heures qu’elle est là-dedans, à attendre qu’on vienne lui expliquer pourquoi on l’a ainsi arrêtée. La jeune femme ne comprend pas. Elle ne sait même pas trop comment elle s’est retrouvée ici. Ses souvenirs sont vagues. Elle marchait dans une rue, sa valise moldue à la main, sa mallette magique en bandoulière lorsqu’elle s’est faite interpeller. Par qui ? Oh un homme dont le visage n’a laissé que peu de traces dans son esprit. Dans les deux minutes qui suivaient, Eidel s’est retrouvée au siège du MACUSA, dépossédée de ses affaires et enfermée. Sans un mot. Sans une explication. Oh que ces américains sont mal-élevés !

« Excusez-moi ? Est-ce qu’il y a quelqu’un ? Tente la jeune femme mais sa voix résonne dans le silence, cela arrache un long soupir à Eidel. Vey is mir ! » (pauvre de moi)

Elle se passe une main sur son visage, jette un coup d’oeil à la montre moldue sur son poignet et constate avec dépit que son bateau a levé l’ancre depuis plus de deux heures. Comment Diable va-t-elle expliquer cela à son père ? Il faut à tout prix qu’elle regagne Berlin, cela fait bien trop longtemps qu’elle est partie et ses patients tout comme sa mère mourante, l’attendent. Le poids de la culpabilité s’abat brusquement sur ses épaules qui s’affaissent et sa tête se baisse. Eidel n’aurait jamais dû partir de la maison, certainement pas avec sa mère dans un tel état. Elle aurait dû être ferme envers ses parents, ceux sont eux qui l’ont poussée à accepter cette mission en lui disant que cela lui ferait du bien. Et c’est le cas, avoir un autre quotidien durant quelques semaines a considérablement soulagée Eidel, elle n’a pas la mine épuisée et le teint pâle qu’elle avait en partant. Mais à quel prix ? Dieu sait comment elle retrouvera sa pauvre mame, en rentrant à Berlin.  Ses pieds trainent sur le sol alors qu’elle va regagner le banc froid sur lequel elle était installée quelques instants plus tôt. L’attente est interminable. Elle s’ennuie. Ses doigts entortillent la chaine en argent au bout de laquelle pend son étoile de David, ses jambes sont agitées par un tic nerveux. La tête appuyée contre le mur, ses grands yeux bruns se mettent à fixer le plafond alors qu’elle commence à chantonner doucement une vieille berceuse en polonais que sa grand-mère avait l’habitude de lui chanter à elle et sa soeur. Que vont-ils faire de ses affaires, pense-t-elle soudainement ? Elle espère qu’ils n’abîmeront rien. Ses paupières se sont fermées tandis qu’elle continue de chanter à voix basse, pour elle-même. La maison lui manque. Une voix sèche ; Eidel sursaute brusquement tout en se redressant. La porte de sa cellule est ouverte, on lui fait signe de sortir et elle se dépêche d’obéir. Ils marchent. Pour aller où ?

« Excusez-moi, puis-je savoir où vous me conduisez ? »

Pas de réponse. La brune serre des dents mais jure tout de même en yiddish, trop doucement pour que qui que ce soit puisse l’entendre. Une nouvelle pièce. Des murs gris. Des meubles gris. Tout est gris, insipide, froid, déprimant. On lui dit de s’asseoir, elle obtempère puis la porte claque lourdement dans son dos. Attendre, encore. Eidel en a véritablement assez de patienter sans qu’on ne lui dise rien ! La moindre des choses serait de lui expliquer les motifs de son emprisonnement si soudain et puis un sourire ou un mot aimable n’a jamais tué personne. Elle fulmine silencieusement lorsque la porte s’ouvre de nouveau et elle ne sait pas trop si elle doit se retourner alors dans le doute elle reste immobile. Jusqu’à ce qu’un homme s’installe en face d’elle ; ce dernier n’a pas l’air beaucoup plus avenant que toutes les autres personnes qu’elle a croisé.

« Bonjour ? Fait Eidel, poliment mais hésitante. Est-ce que vous allez pouvoir m’expliquer pourquoi je suis ici ? Personne n’a voulu se donner la peine de le faire et cela commence à devenir véritablement agaçant. »

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Percival Graves
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MessageSujet: Re: This isn't nice. ✖ Percival   Ven 24 Fév 2017 - 9:13

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Sa plume magique enchaîne les signatures à la va-vite sur des documents rédigés eux-mêmes par un biais magique. Graves est assit à son bureau dans cette pièce à la décoration stricte et froide. Tous vous diraient qu’il lui ressemble bien son bureau. Qu’il est anguleux, pointu, morne et taciturne. Mais seuls ceux qui le connaissent un tant soit peu savent que tout ceci n’est qu’une couverture. Une image qu’il cherche à donner parce qu’en tant que Directeur du Département de Sécurité Magique, il n’a pas le droit à l’erreur. Un seul faux pas et c’est la catastrophe. Il s’est déjà retrouvé enfermé un temps considérable dans les geôles de ce cher Gellert Grindelwald, et il ne souhaite que quiconque puisse vivre la même expérience ou pire. Il se jette donc à corps perdu dans le travail, il expédie les enquêtes banales et se déplace personnellement pour tout ce qui peut concerner la magie noire de près ou de loin.

Il est resté absent quelques temps tout de même. Le travail ne s’est pas fait tout seul puisque lors de sa personnification, Gellert n’a pas jugé bon de faire ce boulot correctement. Il a détourné les résultats d’enquêtes et les analyses magiques, il a falsifié les rapports, et il s’est même arrangé pour empêcher l’incarcération et exécution de plusieurs de ses comparses. Quelle image a-t-il bien pu donner de Percival Graves !? Le mage sentant la colère monter subitement lorsqu’il se remémore ces évènements passés, ne peut s’empêcher d’exploser et envoie voler tout ce qui recouvre son bureau directement au fond de la pièce. Il se lève de son fauteuil, sursaute presque lorsqu’on vient toquer à sa porte discrètement. Essoufflé, à présent calmé, d’un mouvement de la main il ramène tout ce qui est au sol directement à sa place initiale. Notre ami relève la tête et retrouve sa composition en renvoyant une mèche de cheveux sur le haut de son crâne. On frappe de nouveau avec un peu plus d’insistance cette fois.

« Entrez. Dit-il d’un ton presque impérial. C’est un petit bout de femme, son assistante qui passe un bout de tête par l’entrebâillement. Elle lui dit qu’il est convié dans les salles d’interrogations, qu’un potentiel partisan de Grindelwald vient d’être appréhendé. Merci Emily, j’y vais de ce pas. »
Et c’est ce qu’il fait. Il met un terme au sortilège qui liait sa plume à son esprit, celle-ci retombe inanimée sur sa feuille, et il sort de son bureau en coup de vent. Sa marche est rapide, son pas est droit et il résonne dans les couloirs de marbres du MACUSA.

Après avoir passé des couloirs interminables et devant une multitude de bureaux, avoir esquivé des gens qui vous posent des questions inutiles, et des collègues qui s’inquiètent de votre santé mentale, Percival arrive finalement au sous-sol où se trouve l’étage des interrogatoires. Musclés ou plus simples, certaines pièces sont parfois adaptées au type de criminel suspecté. Mais aujourd’hui on ne le mène que devant la plus simpliste des pièces, pas de sécurité renforcée, pas de garde à l’entrée… Ceci met le Directeur de bien mauvaise humeur. Il attrape le dossier des mains de l’inspecteur qui l’attendait et sans plus attendre, il ouvre la porte et referme sèchement derrière lui.
Percival n’est pas connu pour avoir un tempérament calme et patient. Il aime que les choses aillent vite et que l’on aille droit au but. Tourner autour du pot ce n’est pas sa façon de faire. Il passe donc à côté de la demoiselle assise là, le nez rivé sur le document cartonné, il tire la chaise d’un revers de la main et s’y assoie sans prêter plus attention à son vis-à-vis. La pauvre, celle-ci l’interroge quant à sa situation ici et au pourquoi de son incarcération. Mais elle ne trouve en face qu’un mur de plus dans cette salle froide. Ce n’est qu’après avoir noté le mot « agaçant » sortir de sa bouche que Percival ne daigne lever la tête. Il trouve en face de lui une jeune femme, pas encore la trentaine, cheveux mi-longs bruns, les yeux marrons et un petit sourire tout à fait adorable. Mais l’Auror ne se laisse pas distraire, il ne connaît que trop bien les tactiques des partisans du mage noir. Notre homme décide de se mettre à son aise. Ôtant sa veste longue jusqu’aux genoux, il la dépose sur le dossier de sa chaise. Il fait de nouveau face à son interlocutrice et il ouvre enfin la bouche :

«Mademoiselle Warszawski, vous êtes ici parce que vous êtes entrée sur le territoire américain sans papiers en règle. Ni préavis de votre arrivée, ni demande auprès du MACUSA rien n’a été enregistré à votre nom… Je n’ai pas besoin de vous préciser que ceci est bien suspect, si ce n’est au moins étrange. Vous n’êtes pas sans savoir la tension qui règne actuellement dans le pays, mademoiselle ? Il laisse volontairement un temps de réponse trop court pour délibérément enchaîner. On ne se présente plus dans notre pays sans y avoir été autorisé en bonne et due forme. Vous comprenez ? »

Graves s’est installé dans le fond de sa chaise, confortablement, une jambe par-dessus l’autre croisée de façon nonchalante.

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Eidel Warszawski
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MessageSujet: Re: This isn't nice. ✖ Percival   Ven 24 Fév 2017 - 10:28

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Cette porte qui s’est pour la seconde fois sèchement refermée derrière elle, ne laisse rien envisager de bon à Eidel. Ce qu’elle aimerait pouvoir voir un visage un peu accueillant, quelqu’un qui ne la regarderait pas froidement comme si elle était une criminelle. Ah moins qu’elle en soit réellement une ? Mais pour quel motif ? Durant son court laps de temps passé à New-York, la brune ne pense pas avoir fait quoi que ce soit qui puisse l’incriminer pour une quelconque raison. Aurait-elle sans faire exprès, utiliser la magie devant des moldus ? La brune en doute très fortement, elle utilise la magie si peu souvent ! Puis, elle n’a clairement pas le souvenir d’avoir sorti sa baguette magique depuis son retour sur le continent Américain. Oui, elle l’avoue, elle a utilisé la magie durant sa mission humanitaire mais elle était seule. Puis c’était simplement pour réparer deux des cordes de son violon qui s’étaient malencontreusement cassées. Enfin, elle doute que ce qu’elle ait pu faire de la magie en République Dominicaine regarde le MACUSA où elle connait une certaine cubaine qui serait partie la fleur au fusil. Ou à la baguette, plutôt. Le ton d’Eidel est poli bien qu’un peu hésitant, c’est la première fois de sa vie qu’elle se retrouve dans une telle situation, face à une quelconque autorité gouvernementale et la jeune femme ne sait pas trop comment elle est censée se comporter. Doit-elle craindre quoi que ce soit ? Mais l’homme en face d’elle, qui ne s’introduit même pas, n’a pas l’air de se soucier d’elle. Il est ici pour faire ce qu’il a à faire un point c’est tout. Compte-t-il au moins relever son regard du dossier qu’il a emporté avec lui ? D’ailleurs, qu’est-ce qu’il y a de marqué, là-dessus. Oh ! Trop de questions dans l’esprit d’Eidel. Alors qu’elle va venir appuyer son dos contre le dossier métallique de la chaise sur laquelle elle est installée ; l’homme en face d’elle daigne enfin lever les yeux vers elle. Un bref instant, la brune le détaille plus en profondeur : oh quel air sérieux ! Il a ce regard intimidant et qui vous foudroiera sans hésitation au moindre faux-pas, Eidel se demande brièvement si cela lui arrive de sourire ; il a un beau visage et ne serait-ce que l’esquisse d’un sourire viendrait adoucir ses traits.

Ses yeux se baissent, elle regarde ses mains posées à plat sur la jupe de sa robe bleue marine. Elle remarque un petit trou dans le tissu, près de la pliure de son genou droit et elle dépose sa main dessus. Décidément, entre son manteau qui a clairement vu de meilleurs jours, ses collants rapiécés et ses souliers de cuirs abîmé, elle fait toujours une forte impression lorsqu’elle se retrouve face à un membre de la communauté magique. A croire qu’ils ont tous le loisir de s’offrir des vêtements neufs. Heureusement qu’elle n’entre pas souvent en contact avec eux, pense la brune, ou elle serait souvent mortifiée par son apparence. L’homme bouge, Eidel ne le regarde pas, pas encore, elle attend que le son de sa voix lui parvienne pour qu’enfin, elle se décide à relever ses grands yeux bruns vers lui. Il parle vite, d’un ton sans appel et ne laisse pas l’occasion à Eidel de dire ou faire quoi que ce soit. Est-ce cela sa façon d’agir ? Assommer de paroles et laisser la personne en face hébétée et chercher ses mots ? Veut-il l’intimider avec son attitude ? La jeune femme plisse des yeux, pince des lèvres et se redresse sur son siège. Oh il est tombé sur la mauvaise personne ! Des hommes cherchant à l’intimider, elle a connu cela tout au long de ses études de médecine et même encore aujourd’hui ; la brune est peut-être petite et fragile en apparence mais a du mordant. Parler clairement, sans bafouiller ni hésiter.

« Je suppose qu’on a dû fouiller mes effets personnels et dans ce cas, vous avez dû y trouver mon visa Américain accordé par le gouvernement moldu et ce dans le cadre d’une mission humanitaire en République Dominicaine sous les directives de la Croix-Rouge allemande. Techniquement, je ne suis pas sans aucun papier en règle. Commence la brune avec calme. Aussi surprenant soit-il, non, je suis plutôt ignorante de la situation actuelle. Je ne lis que très peu la presse sorcière et je n’étais absolument pas au courant qu’il me fallait en plus une autorisation de votre gouvernement magique pour pénétrer aux Etats-Unis. Pensez de moi que je suis une ignare, je le suis très probablement lorsque cela a un rapport avec la communauté magique, mais je vis exclusivement entourée de moldus. »

Sa voix n’a pas tremblé, son ton est resté calme et toujours très poli. Des entretiens où l’on cherchait à la faire paniquer ou trembler, elle en a l’habitude et même si ce n’est pas n de ses professeurs d’université en face d’elle, ça ne change pas grand-chose.

« D’ailleurs, en quoi cela est-il suspect ? Etrange, curieux, je veux bien l’admettre mais suspect ? Si vous avez d’autre chefs d’accusation contre moi, peut-être serait-il mieux de tous les énumérer afin de régler cette affaire au plus vite. Car c’est le cas, n’est-ce pas ? Sinon on ne m’aurait pas enfermée dans une cellule pendant des heures et des heures. »

Eidel vient croise ses bras contre sa poitrine, peut-être a-t-elle été trop directe mais tout ce qu’elle désire c’est de pouvoir mettre les choses au clair afin de trouver une solution pour retourner en Europe.

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Percival Graves
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MessageSujet: Re: This isn't nice. ✖ Percival   Sam 25 Fév 2017 - 22:22

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Eidel & Percival

Percival peut se targuer d’avoir tenu des entretiens bien plus virulents que cela. En effet, la jeune femme ici présente reste calme, presque sereine. Mais lorsque l’Auror plonge ses yeux sombres dans les siens, il peut y voir le doute, l’hésitation, le stress monter en elle aussi. Bien évidemment, il sait être la seule cause de ces sentiments de détresse. Il impressionne les gens de par sa prestance et ses manières. On le dit un peu rustre, un peu trop franc du collier. Y-en a qui aimeraient le voir se détendre un peu et prendre certaines choses plus à la légère. Mais comment voulez-vous vous détendre quand vous êtes à la fois chef de l’unité des Aurors et le Directeur de la Sécurité Magique ? Imaginez un peu si votre grand chef se la coulait douce en vous donnant des ordres auxquels vous n'obtempéreriez qu'à moitié... Vous voyez un peu où je veux en venir.
Percival qui était tranquillement installé contre le dossier de sa chaise reprend plus de composition et vient poser ses coudes sur le rebord de la table, les mains jointent et les doigts entre-mêlés. Un petit sourire narquois étire ses traits et il dit enfin :

« Pour reprendre point par point ce que vous venez de dire, oui, effectivement, nous avons fouillé vos effets. Votre valise avec vos affaires non-maj' ne comportait rien de très important, et votre autre valise... Eh bien... Elle a attaqué l'un de mes hommes. J'ai donc dû la désenchanter pour qu'elle redevienne douce comme un agneau. Eeet, ma foi, nous n'y avons pas trouvé votre visa du MACUSA. Qui, vous n'êtes pas sans le savoir, est essentiel pour tout être magique qui transite par notre beau pays. Vous avez conscience du climat dans lequel nous nous trouvons actuellement ? Hmm ? Il se passe une main dans les cheveux et souffle d'un air blasé. Nul n'est sensé ignorer la loi. N'est-ce pas une devise de vos précieux Non-maj' ? Eh bien elle prévaut aussi parmi nous. Autrement dit, ce n'est pas parce que vous ne le saviez pas que vous ne pouvez être punie pour cela. »

Il se gratte la gorge et d'un mouvement de main il fait apparaître une carafe en cristal avec de l'eau. D'un regard, il propose sans parler de servir la demoiselle. Un verre suit et il verse le liquide dedans avant qu'il ne se poste par magie devant la belle. Serait-il gêné ? Le fait qu'il n'est pas pu se déplacer plus tôt pour la prendre en charge n'était pas vraiment de un fait exprès. Cela semble être une tactique pour faire monter la pression et le stress chez le prisonnier, mais pour le coup il n'y avait pas réellement pensé. Le directeur Graves garde son calme et reprend finalement la parole :

« Vous voulez savoir en quoi votre attitude et votre venue ici est suspecte ? Il frappe la table de son point d'un air dépité. Mademoiselle Warszawski nous sommes en guerre. En guerre ! Je ne pense pas que vous appréhendiez tout ce que cela implique. Le moindre clandestin devient un suspect, un criminel potentiel. Alors je ne dis pas que vous êtes une criminelle notoire, mais je dis que votre passage chez nous aussi court soit-il n'a pu passer inaperçu. C'est vous aujourd'hui mais cela pourrait être Grindelwald demain ! Et si j'en crois votre dossier, vous avez une sœur... Ses idées révolutionnaires sont plutôt en vogue en ce moment en Angleterre... Et son passé... Obscur... »

Graves croise à son tour ses bras sur son torse. Il laisse délibérément sa phrase en suspens pour lui laisser l'opportunité de se défendre à ce propos.

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Eidel Warszawski
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MessageSujet: Re: This isn't nice. ✖ Percival   Dim 26 Fév 2017 - 1:08

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Eidel & Percival

Lorsque l’homme en face d’elle parle de sa mallette magique et de la façon dont cette dernière a tenté de les attaquer… Eidel baisse la tête en rougissant vivement. Elle avait complètement oublié ce détail. C’est une mallette tout à fait pratique, vous savez mais… Si quelqu’un d’autre que la brune tente de l’ouvrir, cette dernière tentera de mordre l’imprudent et franchement… Lorsqu’elle a été arrêtée, la sorcière n’a pas réellement eu l’occasion de prévenir qui que ce soit. Elle se racle la gorge, pour prendre son courage comme le ferait une gamine de dix ans qui s’excuse d’avoir fait une stupide bêtise.

« Désolée pour ma mallette… J’aurais dû prévenir lorsqu’on me l’a prise mais tout s’est passé beaucoup trop vite pour que j’ai eu le temps de réaliser complètement ce qu’il se passait. J’espère que personne n’a été blessé. Mais comme je le dis et redis, j’ignorais complètement qu’il fallait un visa du MACUSA. »

Presque à l’image de son interrogateur, Eidel se passe une main sur le visage pour lâcher un petit soupir mais un de fatigue et aussi, de gêne. Pourquoi n’a-t-elle pas eu idée de vérifier qu’il ne lui fallait pas d’autres papiers ? Notamment venant du gouvernement magique. C’est simple : Eidel oublie régulièrement qu’elle est une sorcière et qu’elle appartient aussi à un autre monde que celui des moldus. Comment peut-on lui en vouloir ? Elle passe sa vie entourée de moldus, utilise que peu souvent sa baguette. Si peu souvent que la plupart du temps, l’objet reste dans un fond de sa mallette parfois durant des semaines avant qu’Eidel ne l’en sorte pour l’utiliser. Mais elle se sent idiote à ce moment précis puis en tort. Car c’est le cas, n’est-ce pas ? Elle est entrée sur un territoire sans en suivre les règles et comme il le dit si bien « nul n’est sensé ignorer la loi » ; Eidel ne peut qu’approuver cette phrase. Lentement, la jeune femme hoche de la tête.

Ses yeux ne se relèvent qu’au moment où une carafe apparait soudainement de nulle part comme par… Magie. Eidel cligne des paupières, se reprend afin de ne pas passer pour une gourde qui n’aurait jamais vu quelqu’un pratique la magie alors que ce n’est pas le cas. Oh, elle est parfaitement au courant qu’elle est un cas à part dans cette société magique, que sa non-utilisation de la magie est un mystère pour la plus grande partie de ses congénères. Elle ne peut s’empêcher de le regarder avec des yeux étonnés et impressionnés. Tous les sorciers sont-ils capables de faire cela ? Enfin, ceux qui ont au moins terminé leur éducation. La petite brune se demande soudainement à qui elle peut bien avoir à faire. Son visage lui dit très vaguement quelque chose, peut-être a-t-elle vu sa photo sur un journal mais elle ne saurait en être sûre. Elle murmure en merci, observe avec une légère curiosité le verre avant de le porte à ses lèvres. Ce n’est d’ailleurs qu’à se moment qu’elle réalise la soif qui lui brûlait la gorge. Trop occupée qu’elle était à s’inquiéter et se poser mille et une questions, elle en a oublié son corps. Il reprend la parole. Eidel le laisse parler et le poing qui s’abat sur la table ne l’impressionne guère, par contre. Se montrer agressif ne lui fait rien. Oui, merci, elle a compris qu’elle est une imbécile mais à ce point ? Ses mains se crispent sur la table mais son visage garde la même impassibilité…. Jusqu’à ce qu’il évoque sa soeur.

« Si tout ce que vous avez, c’est une histoire pour laquelle ma soeur a été innocentée. Il y a eu une enquête, ma soeur a été jugée non-coupable un point c’est tout. »

Non-coupable… Avec l’aide d’Eidel. La brune se souvient encore lorsque sa soeur l’a contactée et la peur qui a envahi la jeune femme. C’est Eidel qui a aidé sa soeur à effacer toutes les traces du crime accidentel du mari d’Hadrien. Il le méritait, de toute façon, il osait lever la main sur Ava et Eidel le détestait du plus profond de son être. Ses grands yeux se posent sur son interlocuteur sans plus le lâcher une seule seconde.

« Sachez que ma soeur et moi partageons des idées bien différentes. Que cherchez-vous à prouver ? A me faire admettre ? Je me demande bien ce que votre mince dossier peut dire sur ma personne. Pas grand-chose, je me trompe ? Comment en serait-il autrement, je n’ai plus fréquenté aucune institution magique depuis 1917, plus de dix années manquantes. Oh ça laisse de la place pour l’imagination, qui dit que je ne me suis pas radicalisée entre temps ? Je disparais et d’un coup, me revoilà alors que l’ombre de Grindelwald se fait plus menaçante que jamais. Vous avez raison, c’est suspect. Elle se redresse sur son dossier, pose ses mains sur la table et entrelace ses doigts en imitant la posture de l’homme, un peu plus tôt. Maintenant il y a le fantasme puis la vérité. Treize ans de ça, j’ai choisi où était ma place et elle n’est clairement pas dans la communauté magique. Vous avez tous mes papiers moldus avec mon adresse ; je ne doute pas que vous pourriez facilement vérifier ces informations, voir que je fais partie de la promotion de médecine de 1928 à l’université Frédéric-Guillaume de Berlin. Il y a même une photo, ils ont bien essayé de me reléguer tout au fond mais je n’allais pas leur faire ce plaisir. »

Elle se passe une main dans ses cheveux, vient appuyer son dos contre le dossier métallique de la chaise et se pince l’arrête du nez dans un geste emplie lassitude.

« Vous êtes malheureusement, en train de perdre votre temps avec moi et je m'en excuse. Ma seule faute ici est d’avoir été une ignorante et je le sais. Maintenant, faites ce que vous avez à faire après tout, c’est votre métier et je ne peux vous blâmer d’être zélé. Tout ce que je souhaite, c’est de pouvoir regagner l’Allemagne le plus rapidement possible. »

Ses yeux se teintent d’une lueur triste, elle plie l’échine pour regarder ses mains à plat sur la table. Elle a juste envie de rentrer chez elle, retrouver ses parents et elle espère qu’elle ne sera pas trop tard. Dieu sait dans quel état est sa mère !

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Percival Graves
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MessageSujet: Re: This isn't nice. ✖ Percival   Dim 26 Fév 2017 - 9:25

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Le Directeur Graves en a connu des menteurs. Il a connu des coupables, mais aussi des innocents. Et si cette femme est bien coupable de quoi que ce soit, c'est uniquement de bien trop laisser de côté son rôle dans le monde magique. Elle ne semble réellement pas savoir ce qu'elle fait ici et pour elle la vie se résume à aider les moldus en se faisant passer pour l'une d'eux. Notre homme l'avait compris il y a déjà vingt minutes. Mais comment ne pas perdre la face quand on vous apporte une pseudo immigrée en passe de rentrer chez elle qui aurait pu éventuellement faire partie d'un groupe de mages dissidents. Pfff.... Souffle-t-il. Exaspéré par cette perte de temps, il lève une main calme cette fois-ci et referme les doigts sauf l'index, comme indiquer qu'il vient de statuer sur sa situation.

« Miss Warszawski, vos excuses sont acceptées. Dit-il sur un ton bien plus calme et posé qu'il y a quelques secondes à peine. La seule faute pour laquelle vous pourriez être inculpée reste ce visa magique manquant. Mais il est bien sûr évident qu'une simple réprimande vous suffira, je n'en doute pas. J'ai connu bien des gens et j'ai conduit bien des interrogatoires dans cette pièce, sur cette même chaise là où vous êtes assise. Mais aucune d'entre elle n'a jamais eu ce regard avant que la sentence ne soit annoncée. Cette pointe de désespoir mêlée à une profonde tristesse accompagnée de fatalité... Oui... Je sais que vous innocente. »

Il se lève de sa chaise et lève les yeux aux plafonds. Il fait le tour de la table et vient se pencher derrière la brunette en posant une main sur son épaule. Il lui chuchote alors à l'oreille :

« Miss Warszawski, est-ce que vous savez seulement ce qu'est la guerre ? J'entends par là, la guerre magique. Pas une guerre futile et stérile de Non-maj', non non non une guerre bien réelle, intense et violente lors de laquelle deux parties se fracassent et se heurtent l'un à l'autre pour défendre des idées de bords complètement différents. Vous me direz, les guerres humaines sont les mêmes. Mais le destin de l'humanité ne se joue pas lors d'un conflit entre deux nations. Ici, mon rôle en tant que Directeur de la Sécurité Magique est d'empêcher tout mouvement révolte et d’insurrection pouvant mener à la discorde et à créer un déséquilibre dans nos forces qui nous ferait perdre la guerre à la frontière mexicaine. Il l'a lâche et fait les cents pas derrière elle tout en continuant son monologue. Il est bien évident que vous n'avez rien à voir là dedans et que votre intention n'est sans doute que de rentrer chez vous par le prochain bateau qui vous fera traverser l'océan. Mais voyez-vous, il y a de plus grandes préoccupations que votre petite personne ces jours-ci. Donc ne vous demandez pas ce que vous faites ici alors que vous êtes en situation illégale dans un pays en guerre au bord de l'explosion interne ! »

Il a haussé le ton sur ses derniers mots. La colère monte en lui à nouveau et il doit user de toute sa concentration pour ne pas laisser ses vieux démons prendre le pas sur son professionnalisme. Oh il en a malmené des suspects dans cette pièce pour leur faire avouer leurs crimes. Ils n'étaient pas tous coupables non, mais bien souvent il finissait par entendre ce qu'il voulait. Une confession déposée sur papier parchemin avec une plume du ministère vaut tout l'or du monde ici. Dans ce cas précis, il n'y aurait pas de confession, il n'a rien d'autre à lui reprocher, son alibi colle parfaitement et le fait qu'elle soit ici dans son plus simple appareil prouve qu'elle ne cache rien. Mais il devait s'en assurer. Il devait conduire l'interrogatoire et voir de ses yeux qui était cette personne assez ignorante des règles pour venir au MACUSA sans foutu papier. Haaa... souffle-t-il à nouveau.

« Bien... Vous pouvez sortir. Récupérez vos affaire et demandez à ce qu'on vous raccompagne au port pour vo... Attendez... A cette heure-ci il n'y aura plus de bateau n'est-ce pas... ? »

Se demande-t-il sincèrement concerné.

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Eidel Warszawski
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MessageSujet: Re: This isn't nice. ✖ Percival   Dim 26 Fév 2017 - 11:12

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Eidel & Percival

Le soulagement envahit soudainement Eidel ; il la croit. Elle se risque à esquisse un minuscule sourire qui s’efface bien vite alors qu’il se lève pour s’approcher d’elle. La chose à laquelle Eidel ne s’attendait pas c’est que l’homme se lève pour venir se placer derrière elle. Elle sursaute très légèrement alors que la main se pose sur son épaule un peu crispée. Les contacts physiques avec des inconnus comme ça, elle n’en a pas l’habitude et si elle a apprécié la chaleur de ce genre de geste en République Dominicaine et à Cuba, ce n’est clairement le cas à ce moment précis. Ca n’a rien de chaleureux ou d’amical c’est plus intimidant. Ce sentiment de malaise qui l’envahit alors qu’elle peut sentir son souffle contre la peau de son cou… Elle croise ses bras contre sa poitrine, espérant qu’il se relève bien vite ; d’autant que ses propos ne lui plaisent pas. Voilà ce qu’elle déteste avec certains membres de la communauté magique qui pense que le monde moldu n’a pas d’impact, que tout ce qu’ils font est futile, que leurs guerres sont in importantes. Oh parce que celles des sorciers sont mieux ? Aux yeux d’Eidel, une guerre reste une guerre. Elle se souvient encore du jour où elle a vu son père partir pour le front en France et elle ne peut oublier la douleur lorsqu’on leur a annoncé qu’il était porté disparu lors d’une offensive. Ses mains se souviennent de ces longues journées interminables passées dans une usine d’armement, pour participer à l’effort de guerre. Tout comme elle revoit encore la silhouette cadavérique de son père à son miraculeux retour en décembre 1918, deux jours avant Hannukah.

« Avec tout mon respect, je sais exactement ce qu’est une guerre. J’étais parfaitement en âge d’en voir les réalités lors de la dernière et qu’elles soient moldus ou sorcières ne change pas grand-chose. Vous me demandez si je connais la guerre mais vu vos propos sur celles moldus, je me pose la même question à votre sujet. Mais dans le fond, peu importe le conflit, tout ce qu’elles apportent sont un lot de morts, des blessés qui garderont des stigmates toute leur vie et la répression pour les populations civiles. »

Elle se tait, le reste de la tirade elle ne veut même pas la balancer sur le tapis. Compte-t-il encore longtemps lui rabâcher indirectement qu’elle est une petite idiote ou alors va-t-il finalement lâcher l’affaire ? Si il y a une chose dont on ne peut pas accuser Eidel, c’est d’être une égoïste et égocentrique, c’est à l’opposé de ce qu’elle est mais la brune n’a pas la force d’argumenter. Elle se sent comme après certaines de ces entrevues qu’elle a pu avoir par le passé auprès du recteur de son université, plus bas que terre. La brune a beau avoir changé, la petite fille incertaine et manquant de confiance peut ressurgir lorsque l’on insiste trop et qu’on appuie sur des points sensibles. Ce qu’elle déteste se sentir à nouveau comme la gamine de huit ans qu’elle était ; mais l’homme en face est formé pour ça et on ne peut pas lui retirer le fait qu’il sait exactement ce qu’il fait. Il souffle. Elle le plaint un peu, il vient clairement de perdre son temps avec elle et la jeune femme s’en veut presque un peu. A son tour, elle se lève enfin de sa chaise et prend soin de remettre en place son manteau.

« Non et il n’y en aura probablement pas avant quelques jours voir plus. Répond Eidel sans la moindre animosité. Encore pardon du temps que je vous ai fait perdre, vous pouvez être certain que cela ne se reproduira pas. Je vous souhaite une agréable fin de journée, monsieur. »

Un sourire vient éclairer le visage de la jeune femme même si son regard reste un peu concerné. Elle se débrouillera, non ? Après tout, elle sait parler anglais et débrouillarde mais l’éventualité de devoir passer plusieurs jours dans un pays où elle ne connait personne l’angoisse légèrement. Juste un dernier petit sourire puis la sorcière quitte la pièce déprimante dans laquelle elle est restée bien trop longtemps à son goût ; elle se souvient à peu près par où elle est arrivée… Normalement. Ses mains dans les poches, elle cherche ses gants mais ne parvient qu’à en trouver un seul ; tout comme elle réalise que son écharpe n’est plus autour de son cou. À tous les coups, ils ont dû tomber alors qu’on la transplanait de force jusqu’au siège du MACUSA. Un long soupir s’échappe d’entre ses lèvres alors qu’elle est plantée en plein milieu du couloir, ses yeux sondent néanmoins l’endroit autour d’elle au cas où, par miracle, son gant en laine soit juste tombé au moment de son transfert entre la cellule et la pièce d’interrogatoire. Rien. Très bien, cette journée est vraiment exécrable et ce qu’elle aimerait pouvoir se rouler en boule dans un coin pour ne plus bouger ! En plus, toute pressée de partir qu’elle est, elle ne sait absolument pas où elle doit se rendre pour demander ses affaires. Sa main passe sur son visage, dépitée de sa stupidité. Eidel pourrait retourner sur ses pas, essayer de trouver la personne l’ayant interrogée pour lui demander poliment son aide sauf qu’elle a suffisamment abusé de son temps. Bon sang Eidel !
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Percival Graves
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MessageSujet: Re: This isn't nice. ✖ Percival   Dim 26 Fév 2017 - 13:13

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Eidel & Percival

Voilà une affaire qui se termine encore une fois sur un cul de sac. Un rapport à rédiger pour quoi ? Rien. Il va devoir expliquer pourquoi il a fait incarcérer une innocente pendant huit heures sans boire ni manger avant de l'interroger quinze minutes pour se rendre compte qu'elle n'était pas ici en situation régulière mais qu'on ne pouvait rien lui reprocher de plus. Alors bien évidemment on ne lui reprochera pas son excès de zèle. Surtout vu les circonstances actuelles. Mais pour lui c'est une réelle perte de temps. Il a bien d'autres chats à fouetter plutôt que d'embêter une charmante demoiselle et la pousser à bout, pour strictement rien. Bref...

Graves en remettant la pièce en ordre trouve une écharpe au sol. Sans doute est-ce celle de la la belle. Il décide de partir sur ses pas pour la lui remettre. Le tissu soyeux dans sa main semble aussi léger que l'air. La matière peut-être magique lui semble si douce au touché et pourtant si chaude, c'en est très agréable. Alors qu'il réfléchi à comment l'aborder de façon positive cette fois-ci il la voit non loin dans le couloir. Elle semble perdue ? Désemparée ? Désorientée ? Tout de même... Il l'avait un peu malmené c'est assez compréhensible. Sans s'en vouloir pour autant, il sait se montrer compréhensif. Il l'approche en essayant de porter sur le visage ce qui semble être un sourire charmeur. Il paraît qu'il s'en sort pas mal quand il y met du sien.

« Excusez-moi, je vous promets que je viens en paix. Vous avez perdu ça sur le chemin. Il lui tend son écharpe d'une main. Lorsqu'elle l'attrape, leur peau se touche et il se rend compte qu'elle est extrêmement douce et délicate. Ceci lui tire un véritable sourire pour le coup. Bien... Je ne veux pas vous retarder, je vous laisse tranquillement rentrer chez v... Ah mais, attendez... Vous n'avez pas de chez vous ici. Vous... Hmm... Il se gratte l'arrière de la tête, hésite un instant et se lance finalement en enfonçant ses mains dans ses poches. Vous ne voudriez pas que je vous aide à trouver ne serait-ce qu'une chambre d'hôtel pour ce soir ? Je vous dois bien ça... »

Peu enclin à fréquenter la gente féminine, il vit dans un monde d'hommes Graves. Alors quand il s'agit de discuter de tout et de rien avec une femme, aussi jolie qui plus est, il ne sait pas vraiment comment se comporter. Il voudrait être plus naturel, plus diligent, mais il n'a pas franchement l'habitude. Mis à part avec son ex-femme, on ne peut pas vraiment dire qu'il ait été franchement intime avec une femme. Percival décide de lui montrer le chemin vers l'extérieur en prenant la peine de s'assurer qu'elle suive le pas. Ils passent bien sûr récupérer ses effets personnels au comptoir avant de s'en aller, et il prend la peine de signer le bon de sortie lui-même. Sur le chemin, dans les couloirs, les ascenseurs magiques, les halls ils croisent beaucoup de monde et tout le monde le salut avec le respect qui lui est dû. Et c'est à force d'entendre son propre nom qu'il se rend compte qu'il n'a pas prit la peine de se présenter plus tôt. Sans s'arrêter, il tourne la tête et s'adresse à Eidel :

« Au fait je m'appelle Percival Graves. Je suis le Directeur du Département de la Sécurité Magique et Premier Auror du MACUSA. »

En arrivant dans le hall principal, il ouvre la lourde porte et la tient ainsi pour que la demoiselle puisse sortir sans encombre.

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Eidel Warszawski
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MessageSujet: Re: This isn't nice. ✖ Percival   Dim 26 Fév 2017 - 14:33

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Eidel & Percival

Ses mains sont posées sur son visage, quelques secondes, le temps pour Eidel de reprendre de sa contenance. Elle ne se souvient pas s’être déjà retrouvée dans une telle situation, il y a toujours eu quelqu’un dans les parages pour l’aiguiller et l’inconnu est un peu effrayant. Grisant peut-être mais pour l’instant, surtout effrayant. Elle prend une profonde inspiration pour se donner du courage, après tout, cela ne doit pas être bien compliqué de se sortir de cet endroit… Si ? A ses yeux, les couloirs se ressemblent tous, rien n’indique où elle se trouve et le sens dans lequel elle doit aller. Faire au hasard ? Cela semble clairement être la dernière solution qui s’offre à elle. Eidel va faire un pas lorsqu’une voix dans son dos la fait sursauter. La brunette n’a aucun mal à la reconnaître, comment pourrait-il en être autrement alors que c’est celle de l’homme qui vient de passer les quinze dernières minutes à l’interroger ? Lentement, Eidel tourne la tête vers lui et ses yeux se posent sur la main tendue vers elle. Un sourire vient illuminer son visage alors qu’elle reconnait son écharpe.

« Oh, je pensais l’avoir égarée… Merci beaucoup. »

Elle récupère l’étole, leurs mains se touchent et… Ce contact est tout de même bien plus agréable qu’un peu plus tôt, lorsqu’il tentait de l’intimider. Puis c’est là qu’elle le remarque, le sourire sur les lèvres de l’homme ; elle avait raison, son visage qui paraissait si austère et froid quelques minutes plus tôt, gagne en chaleur. De suite, il est moins intimidant, moins… Inapprochable ? Car c’est définitivement l’effet qu’il peut donner, cette inaccessibilité qu’émane ce masque de froideur et de sériosité. La brunette bat des paupières avant de baisser légèrement la tête pour piquer un léger fard, ce n’est pas bien élevé de fixer une personne ainsi, Eidel ! Elle se mordille les lèvres, riant néanmoins doucement quand il lui dit qu’elle peut rentrer chez elle.

« C’est fort aimable de votre part de me rappeler que je suis à des milliers de kilomètres de chez moi, c’est exactement ce dont j’avais besoin ! » Fait-elle avec un sourire amusé.

Cela ne la vexe pas, Eidel préfère en rire bien que la situation soit un tantinet compliquée. Tant pis, ce n’est de toute façon pas en se lamentant sur son sort que ça changera quoi que ce soit alors autant montrer un peu d’optimisme ou d’entrain. Et Dieu sait combien il est parfois compliqué de trouver un point positif alors que tout semble juste noir mais elle en a trouvé un. Eidel aura au moins eu l’occasion de voir sourire l’homme dont elle ignore le prénom, même si ce n’est pas grand-chose, ce sont souvent les petits détails qui importent le plus.

« Vous ne me devez rien, vraiment, vous me laissez déjà partir comme ça et croyez-moi, c’est déjà beaucoup. De plus… Ses yeux fixent quelques instants ses chaussures usées. Il va falloir que je rachète un nouveau billet et euhm… Je saurai me débrouiller, mais je vous remercie de l’intention. »

Il n’est pas difficile de voir que l’argent n’a pas l’air d’être un problème pour l’homme, il n’y a qu’à regarder ses vêtements et les comparer à ceux d’Eidel. Même son écharpe, pourtant en assez bon état, a bien au moins cinq ans ; tricotée par sa mère quand elle était encore capable de faire quelque chose. Mentalement, la brune réfléchit à l’argent dont elle dispose et ce qu’elle a dans ses affaires qu’elle pourrait hypothétiquement vendre. La montre à son poignet. Il y a bien son violon et son étoile de David en argent mais elle préférerait mourir de froid plutôt que de s’en séparer. On lui emboîte le pas, il l’escorte facilement dans le dédale de couloirs… Non, effectivement, sans l’aide de l’homme, Eidel aurait sûrement mis un long moment avant de parvenir à trouver le bon chemin. Il n’est finalement pas si froid et désagréable qu’il peut en avoir l’air, il est même plutôt charmant et bien élevé. Ses effets personnels sont récupérés et sa mallette prend l’aspect d’une petite sacoche qu’elle glisse sur son épaule afin de n’avoir plus que sa valise à transporter. Eidel n’a pu s’empêcher de remarquer les gens saluants à chaque fois l’homme avec respect comme si… Comme s’il était important. Ses sourcils se froncent légèrement, à qui a-t-elle été confrontée ? Avec la chance qu’elle a, ce sera une personne haut placée qui a bien mieux à faire que de s’occuper de son cas. Gagné. Percival Graves. Le nom lui dit quelque chose ; probablement un article de presse.

Eidel n’a pas le temps de dire quoi que ce soit qu’elle pénètre dans le hall immense et absolument impressionnant. Ses yeux s’écarquillent tandis qu’ils parcourent avec un certain émerveillement la pièce dans laquelle elle se trouve c’est… Presque époustouflant. Si grand… Si imposant… La brune se sent minuscule (ce qu’elle est, pour être tout à fait honnête), en perd le fil de ses pensées avant de reprendre finalement le sens des réalités et poser son regard sur Percival, donc.

« Bien, je vous remercie pour tout, Monsieur Graves. Elle tend sa main vers lui pour serrer la sienne. C’est un plaisir de vous avoir rencontré, même si les débuts ont été légèrement houleux. Au revoir. »

Un dernier sourire, Eidel relâche la main de Percival et commence à descendre les marches qui mènent à la sortie du bâtiment avant de se retourner rapidement et de remonter tout aussi vite.

« Attendez, excuse-moi ! Juste, sauriez-vous où je pourrais trouver un office de poste ? Il faudrait que je puisse prévenir mon père que je vais avoir… Un peu de retard. Et serait-ce trop demandé de vous demander de m’indiquer la direction du port ? New-York est une si grande ville… Berlin me semble ridiculement petite, à côté. Elle a un sourire gêné, ne laisse pas Percival le temps de répondre. Pardonnez-moi, je vous ai fait suffisamment perdre de votre temps. Oubliez tout ça. »

Sans demander sans reste, l’allemand se dépêche de descendre une seconde fois les marches mais sans se retourner et quitter le siège du MACUSA. A peine est-elle dehors que le froid glacial la heurter, elle frissonne violemment en rentrant sa tête entre ses épaules pour cacher la moitié de son visage dans son écharpe de laine. La main qui serre la poignée de la valise est déjà froide. Si Eidel aime le froid, la perspective de marcher dans une ville inconnue, à la nuit tombée et par une température pareille ne l’enchante guère.

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MessageSujet: Re: This isn't nice. ✖ Percival   Dim 26 Fév 2017 - 15:42

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Eidel & Percival

Ce n'est pas réellement la fin de conversation qu'il espérait quand il a ouvert la porte à la jeune femme. Elle s'en va comme s'il venait de la congédier dans le froid. Il peut être rude, voir même carrément coincé, mais il n'était pas question de la laisser seule dans une ville sous tension par un temps pareil. La belle lui demande les indications pour se rendre au port, sans doute pour acheter un nouveau billet transatlantique. Mais elle n'attend pas la réponse et prétexte qu'elle lui a assez fait perdre son temps. Eidel tourne les talons et s'enfonce dans la rue soufflée par les bourrasques violente de ce soir. Sans prévenir, il coure derrière elle, la rattrape et se met à son niveau. L'air aussi détaché que d'habitude, il regarde devant eux et lui tend la main comme pour lui proposer de porter sa valise.

« Le port se trouve tout au bout de la grande avenue, on doit prendre sur la droite ensuite. Il suffit de suivre les embruns marins. L'air de la mer se sent d'assez loin si on prête suffisamment attention. Vous voulez qu'on y transplane ? Ce sera bien plus rapide... »

Dit-il en saisissant la poignée de la valise qu'il porte à présent sans rechigner. Il change de main pour pouvoir agripper celle de sa voisine. Sans rien prononcer, les voilà qui disparaissent en un clin d’œil pour réapparaître dans une allée juste avant le port. Sans prêter plus attention que cela à la brunette, il ne se demande pas si elle est arrivée en un seul morceau parce sa technique de transplanage est, selon lui, parfaite. Il sort de la devant et lui indique le guichetier qui se trouve non loin de là. Il le pointe du doigt pour lui faire constater qu'à cette heure-ci... eh bien il était fermé.
D'un geste nonchalant il passe ses doigts dans ses cheveux pour remettre une mèche en place. Dans un souffle il lui dit en suite :

« J'aurais dû y penser avant. Je ne doutais pas qu'à cette si tardive il n'y aurait déjà plus personne. Il souffle et lève les yeux au ciel comme dépité. Que faire que faire... ? Ma foi... Je pourrais vous emmener dans un hôtel des alentours pour essayer d'y trouver une chambre pour ce soir. Mais encore une fois c'est prendre le risque de se casser le nez sur des chambres établissements complets. Surtout vu la saison... Il se tourne vers Eidel, plonge ses yeux dans les siens et lui dit enfin : Ou alors, si vous n'y voyez pas d'inconvénient, j'ai une chambre d'ami qui ne voit pas grand monde parce que... Eh bien... Je n'ai que peu d'amis en réalité... Ne me demandez pas pourquoi j'ai fait installer cette chambre en fait ! Haha ! »

Finit-il en rigolant. Un peu gêné, il tente de masquer ce fait en se tournant et en faisant mine de chercher quelque chose au loin sans avoir de raison. Il ne s'attendait pas forcément à une réponse positive. Après tout, ils ne se connaissent pas, ils n'ont pas de raison de se faire confiance... Oh mince ! Il réalise soudainement quelque chose de dérangeant. Il fait volte-face et dit à la va-vite comme si sa vie en dépendait :

« Cette invitation est en tout bien tout honneur évidemment ! N'y voyez là aucune intention suspecte de ma part ! »

Les yeux écarquillés, presque essoufflé, il se rend bien compte qu'on ne peut décemment inviter une jeune femme bonne sous tous rapports chez soi un soir comme ceci.

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Eidel Warszawski
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MessageSujet: Re: This isn't nice. ✖ Percival   Dim 26 Fév 2017 - 16:41

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Eidel & Percival

L’air glacial s’engouffre dans ses poumons, brûle sa gorge et cela lui rappelle Berlin. A cette période de l’année, la ville allemande est recouverte de neige et c’est probablement la saison qu’elle aime le plus. Un peu moins maintenant qu’elle est adulte et que la maison n’est plus aussi chaude qu’elle était lorsqu’elle était une enfant mais la neige, les étangs gelés et tout ce qui entoure la période hivernale. Elle observe la rue tandis que Percival fait son apparition à sa hauteur, la brune fronce légèrement les sourcils. Pourquoi l’a-t-il suivi ? N’est-il pas soulagé de se débarrasser une bonne fois pour toute d’elle ? Apparemment non. Elle regarde tour à tour le bras tendu puis le visage de l’homme tout en ayant la même moue perplexe.

« Merci pour… Transplaner ? Euh c’est-à-dire que je n’-»

Eidel n’a pas la chance de continuer sa phrase, Percival lui retire sa valise de sa main droite tandis que de l’autre, c’est sa propre main qu’il agrippe. Elle a tout juste le temps de sentir la chaleur de celle-ci contre ses doigts frigorifiés qu’elle est emportée dans ce tourbillon qu’elle connait si bien. Pourtant habituée à transplaner, la sensation que ce déplacement magique procure lui est détestable. Cette impression d’être comme roulée par une houle imaginaire et violente… Quand bien même elle utilise cette technique pour se déplacer au moins une fois par semaine afin de se rendre à Londres et visiter sa nièce, elle ne parviendra jamais à s’y faire. C’est un moment infiniment court mais quand ses pieds retrouvent le bitume de New-York, elle se rattrape à une rambarde près d’elle, les jambes un peu tremblante et la tête tournant affreusement. Elle prend de profondes inspirations avant d’expirer lentement.

« Du farkirtst mir di yorn. (littéralement, tu seras ma mort) Marmonne Eidel pour elle. Ne faites plus jamais ça, transplaner sans prévenir est une extrêmement mauvaise idée. »

Encore quelques secondes pour chasser la nausée, se redresser en ayant repris toute sa contenance et constater que… Ils arrivent bien après l’heure de fermeture du guichet. Elle se passe une main sur le visage, profondément dépitée et désespérée. Serait-il possible qu’une chose positive puisse lui arriver en cette journée des plus exécrables ? Elle jette un coup d’oeil à Graves qui parle d’un hôtel et elle se retient de grimacer. Si il pouvait abandonner cette idée, cela la soulagerait, elle n’a pas envie de lui dire de but-en-blanc que non, un hôtel n’est de toute façon pas envisageable pour des raisons financières. C’est exclu. Eidel a un peu d’amour propre tout de même, un petit brin de fierté alors elle réplique :

« Vraiment, je vous assure, je peux me débrouiller toute seule. »

Autant parler à un mur. Il lui fait face, son regard dans le sien. Eidel déglutit, son estomac s’est serré d’une drôle de façon et elle a comme eu l’impression que son coeur venait de louper un battement. Ses yeux se détournent, ne réussissant pas à soutenir ce regard qui la perturbe bien trop à son goût. Sa proposition n’aide en rien, aller chez lui ? En voilà, une proposition indécente ! Si son père avait été là… Oh il n’aurait pas apprécié. Pourtant la brune ne s’offusque pas, relève même ses grands yeux bruns à l’entente du rire un peu forcé de Percival. Un petit sourire étire ses lèvres ; il n’a pas d’amis et Eidel n’en a pas non plus dans cette vaste ville, un peu de compagnie ne lui fera pas de mal… Ne leur fera pas de mal. Puis Eidel n’a pas la folle envie de passer toute une nuit dehors par ce froid glacial… Elle s’apprête à répondre, il est plus rapide qu’elle. Et sa réaction amuse énormément la brunette qui se met doucement à rire en secouant la tête.

« Si cela peut vous rassurer, je n’ai nullement pensé que vous aviez de mauvaises intentions. Dit-elle avec le sourire aux lèvres. Puis il faut trouver une raison d’être à cette chambre d’ami si peu occupée et je pense pouvoir tout à faire correspondre aux critères pour une nuit. Demain matin j’irai me renseigner auprès de la communauté juive de la ville, ils pourront probablement me trouver un endroit où rester jusqu’à mon prochain départ. »

Eidel va tendre sa main vers Percival avant de ramener son bras contre elle, un faux air suspect sur le visage.

« Mmmh. Par contre, si vous transplaner sans me prévenir, je crains que toute amitié ne puisse être possible. »

A nouveau, elle rit. Accepter son invitation n’est pas une mauvaise idée. Enfin ça semble l’être sur le papier mais Percival n’a pas l’air d’être un homme de mauvaise vie qui se permettrait d’avoir un quelconque geste inapproprié. Elle espère. Non. Elle a l’envie d’être naïve pour une fois et croire que quelque chose de bien est finalement en train de lui arriver dans ce chaos qu’est cette journée. Et sa vie aussi.

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Percival Graves
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MessageSujet: Re: This isn't nice. ✖ Percival   Dim 26 Fév 2017 - 17:27

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Eidel & Percival

Elle accepte. Bon sang, Percival n'y était pas préparé. Il s'était lui-même convaincu avant même d'avoir proposé qu'elle refuserait catégoriquement. Après tout, vu leur première rencontre, il y a de quoi être plutôt réticente. Il s'est montré rude, glacial, indiscret... Mais pourtant, elle lui sourit, et elle accepte sa proposition. Notre noble ami se retrouve tout à coup un sourire aux lèvres, une valise dans une main et celle de la demoiselle dans l'autre prêt à transplaner jusque chez lui sans crier gare.Heureusement que personne ne les voit. Il a une réputation à tenir et sans dire qu'il ne souhaite être vu avec une femme, il préfère que les gens voient en lui un homme sévère et intouchable. Son statut le veut ainsi me direz-vous. Ajoutez à cela qu'il est supposément veuf d'une femme disparue depuis des années... Si on le voit main dans la main avec une autre femme cela risque de jaser.
Ils se tiennent face à face et le froid semble avoir laissé place à une douce chaleur de printemps. Il ne sait pourquoi, mais Percival se sent bien là maintenant. En cet instant comme figé dans le temps, il reste quelques secondes fixé sur les traits doux et rosis par le froid de la jolie brune. Ses grands yeux noisettes le fixent et il reprend ses esprits en s'excusant. Il a été mieux élevé que cela. On ne fixe pas les gens de cette façon voyons. Il secoue la tête comme pour revenir à lui.

« Vous ferez comme vous le souhaitez demain. Libre à vous de rester si vous le souhaitez. Ou de partir, je n'ai pas d'impératif de toutes façons. Il regarde alors en direction de sa rue. Elle se trouve non loin, ils peuvent y arriver simplement en marchant. Et puis, nous pouvons marcher si vous préférez. Je n'habite pas très loin d'ici. Il suffit de remonter quelques blocs vers le nord et on tombera sur les bâtiments qui composent mon quartier. Cela vous convient mieux ainsi ? »

Il lui demande par pure politesse. Si ce n'était que lui, il se téléporterait directement devant la porte de son appartement. Il ne pourrait pas y entrer sans passer la porte puisque celle-ci est équipée d'un système de sécurité qui bloque toute magie tant que l'on y est pas entré de façon traditionnelle. Il enjambe donc un petit trottoir pour se mettre finalement en route vers chez lui. Percival prend soin de faire suivre Eidel derrière lui en la tirant par la main. D'un petit signe de tête il l'encourage à faire comme lui et il lui sourit. Mais pourquoi ? Pourquoi diable est-il aussi joyeux en sa présence alors qu'il ne la connaît même pas !? Graves ne se pose pas la question, il préfère profiter de l'instant plutôt que de se la jouer cérébral. Il pourrait être sous l'effet d'un filtre d'amour que cela ne le dérangerait pas. Cette femme lui change les idées et c'est bien tout ce qui compte en ce moment. Loin du bureau, loin des tracas liés à ses fonctions administratives, il n'a plus le nez dans les stratégies et les intrigues. Il n'est là que pour lui et pour elle. Et nom d'un Broustipet que cela fait du bien de vivre pour soi-même juste un instant. Sur le chemin il décide d’entamer la conversation.

« Je peux savoir ce que vous faisiez avant d'arriver clandestinement au MACUSA ? Enfin... Cela n'a rien d'un interrogatoire rassurez-vous. Je ne dis ça que pour discuter... Vous n'êtes même pas forcée de répondre en fait, je dépasse certainement les bornes. »

Les règles de la bienséance le force à rester courtois en toutes circonstances, il s'exprime de la meilleur façon possible et se doit de ne rien imposer à son invitée. Elle ne l'est certes pas encore, mais elle tend à le devenir rapidement. A chaque pas, le domicile de l'Auror approche et réduit ainsi les chances de la belle de s'esquiver. Notre ami se rend compte qu'il n'a toujours pas laissé la main de sa comparse. Sans doute n'ose-t-elle pas lui demandé de lâcher prise. Alors en s'assurant qu'elle ne le prenne pas mal, il relâche doucement son emprise et laisse ainsi, à regret, glisser les doigts si doux lui échapper.

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Eidel Warszawski
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MessageSujet: Re: This isn't nice. ✖ Percival   Dim 26 Fév 2017 - 18:33

It's a complete misunderstanding.
Eidel & Percival

Ils restent là, face à face, à se regarder dans les yeux sans que ni l’un ni l’autre ne songe une seule seconde à bouger. Le froid n’importune plus vraiment Eidel, elle est trop occupée à détailler les yeux qui la fixent en retour. Si ses parents la voyaient… Il est probable que sa mère serait mortifiée de voir sa benjamine agir avec aussi peu de décence. Il s’excuse, Eidel sourit en haussant doucement des épaules comme pour signifier que ce n’est rien. Après tout, il n’a rien fait de mal, n’est-ce pas ? Certes un homme n’est pas censé regarder avec autant d’insistance une femme qu’il vient à peine de rencontrer mais ça ne dérange pas Eidel, ça ne la dérange plus. Elle ne se souvient plus à quand remonte la dernière fois qu’on l’a regardée de cette façon… Elle ne sait même pas si cela lui est arrivé ne serait-ce qu’une fois dans sa vie. Peut-être que Franz le faisait, elle n’en est pas certaine et même après des années ensembles, elle n’a jamais réussi à le voir autrement que comme son plus vieil ami. Pauvre Franz, dans le fond, heureusement qu’ils n’aient jamais pu se marier ou ce dernier aurait probablement fini bien malheureux.

« Marcher, oui. Oui c’est beaucoup mieux. Je vous remercie. » Acquiesce Eidel.

Elle se sent soulagée à l’idée de savoir qu’elle n’aura pas à transplaner. Certes il fait froid mais marcher aux côtés d’une personne dont on apprécie la compagnie fait oublier tout le reste. Car oui, Eidel apprécie de plus en plus la personne de Percival. Alors oui, les premiers pas n’ont pas été des plus agréables mais ce ne sont pas les seuls à avoir commencé sur une mauvaise impression, non ? Impression qui n’aura même pas duré si longtemps que cela, une petite heure tout au plus. Maintenant il est charmant, tout prêt à l’aide de son mieux et pour une des rares fois de sa vie, Eidel est d’accord pour accepter une main tendue. Il la tire bientôt doucement derrière-lui, ses doigts enlaçants fermement les siens et la brune le suit sans dire un mot. Ils marchent un peu dans le silence, la brune suivant tout en regardant autour d’elle. Cette ville est tellement différente de Berlin ou de Londres.

« Je suis ravie d’apprendre que je ne suis pas forcée de répondre, je n’ai pas vraiment l’envie de me retrouver dans un nouvel interrogatoire. Répond Eidel sur un ton taquin. Je devais me rendre sur le port, justement, pour rejoindre les autres membres de mon épique pour retourner en Europe. On peut dire que j’aurai loupé mon bateau de peu. Je m’en souviendrai longtemps, de mon premier voyage intercontinental. Avant ça, je suis restée trois semaines dans les Caraïbes pour aider les populations moldues locales. Épuisant mais enrichissant. »

Un sourire presque nostalgique se niche sur ses lèvres. Elle n’a quitté la République Dominicaine que depuis peu mais déjà, elle a l’envie d’y retourner. Quand bien même c’était éreintant, frustrant de ne pas avoir assez de matériel et de ne pas être en mesure d’aider tout le monde, elle sait déjà qu’elle essayera d’y revenir. Un jour. Lorsque la vie le lui permettra. Ce n’est qu’au moment où la main de Percival lâche doucement la sienne que la brune se rend compte qu’elles étaient toujours liées. La chaleur des doigts de Graves ont laissé place au froid et c’est regrettablement qu’Eidel enfonce ses mains dans les poches de son manteau. Elle se sent un peu bête, de ne pas s’être rendue compte plus tôt de la situation et il n’a probablement rien dit pour ne pas la plonger dans l’embarrât. Ne rien laisser paraître. Surtout pas sa légère déception.

« C’est étrange, je ne me souviens pas de la dernière fois où j’ai pu passer une journée sans être sur le qui-vive à la moindre alerte. Personne ne va venir me trouver à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit pour une urgence médicale… J’avais oublié à quel point c’est agréable de ne plus avoir d’obligations ne serait-ce que pour quelques heures. Elle jette un coup d’oeil à son compagnon de route. Ca ne doit pas vous arrivez souvent non plus, je me trompe ? »

Eidel regarde la route devant elle, gardant le silence quelques brèves secondes.

« Nous avons peut-être des métiers bien différents mais je crois que l’on peut dire que nous savons ce que c’est, que de s’oublier complètement pour une cause. Elle pousse un bref soupir, puis rougit soudainement en se rendant compte à quel point elle parle. Je suis désolée, je parle probablement trop. »

Une mèche de cheveux vient cacher un peu son visage et Eidel l’accueille avec plaisir ! Ainsi, il ne verra pas le rouge qui lui est monté aux joues. Ou alors le mettra-t-il sur le dos du froid mordant.

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Percival Graves
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MessageSujet: Re: This isn't nice. ✖ Percival   Dim 26 Fév 2017 - 19:41

It's a complete misunderstanding.
Eidel & Percival

Ils tournent au coin de le prochaine rue. Leurs pas se suivent, elle marche pratiquement dans les traces qu'il laisse sur le trottoir. S'il neigeait on pourrait clairement apprécier ce fait tout à fait amusant. D'ailleurs, Graves lève les yeux au ciel et remarque que les nuages semblent être descendus d'un cran encore. Les plus hauts gratte-ciels de la ville vont finir par toucher de leur cime les cumulonimbus si cela continue. Il en profite pour redresser le col de son manteau pour essayer de cacher un peu son cou découvert et prompt à recevoir les rafales de vent glaciales. Machinalement il tapote ses poches intérieures pour s'assurer que tout est bien là. Ses clefs, sa baguette, sa montre à gousset... Tout est à sa place. Arrivés devant une porte plus grande et dont la facture semble plus étudiée que celle des portes voisines, ils s'arrêtent avant de monter les quelques marches menant au perron. Il fouille dans sa poche pour en tirer un trousseau de clefs bien étranges. Elles n'ont pas la forme conventionnelle qu'on attend d'une clef en général. Courbées, arquées, anguleuses, très grandes, toutes petites, brillantes, rouillées... Il y en de tous types.

« Eeet... Qu'est-ce qui vous a décidé à vouer votre vie à aider les autres ? Les Non-maj' qui plus est... Il ne souhaite pas donner un air dédaigneux à ces mots, mais ils sonnent tout de même un peu faux dans sa bouche. Je veux dire... Que vu le contexte actuel, le monde magique a besoin de toutes les baguettes disponibles et surtout une aussi talentueuse que la votre, je n'en doute pas. »

Le directeur trouve enfin la bonne clef et il l'enfonce dans la serrure qui semble faire trembler tout le montant en tournant à l'intérieur des rouages. Cela ne semble plus choquer Percival qui ouvre finalement la porte sur un couloir allongé et très éclairé. Les carreaux noirs et blancs au sol donnent un aspect échiquier au décor. Un petit coup de main devant sa boite à lettres mais aucun hibou ne semble être passé aujourd'hui. Ce qui veut aussi dire pas de facture. Parfait.

Graves referme la porte après le passage de la belle, il dépose la valise un instant pour repousser convenablement la lourde fermeture. Il met un tour de clef et de l'intérieur on peut apprécier les jeux des engrenages et des rouages qui s’enchevêtrent et qui cliquent un peu partout. Percival n'y prête plus grande attention mais au début cela l'amusait beaucoup. Il récupère la valise et mène à nouveau le chemin en l'invitant à suivre le pas. Ils montent deux étages et arrivent dans un couloir qui ressemble exactement au rez-de-chaussée. Là ils le suivent et s'arrêtent devant la troisième porte pour que l'Auror dégaine à nouveau son trousseau et puisse ainsi les faire entrer enfin au chaud. Une fois la porte fermée derrière eux, les lumières s'allument magiquement et il dit tout haut :

« Voila mon humble demeure. Faites comme chez vous je vous en prie. Déposez vos affaire, ôtez votre manteau et vos chaussures je vous en prie, mettez vous à l'aise. Une fois débarrassés, Perci l'invite à avancer jusqu'au salon. Asseyez vous, la journée à été longue et fatigante. Vous souhaitez boire quelque chose ? Ou vous doucher peut-être... ? »

Notre ami semble prendre grand soin de son invité et cherche à être un hôte agréable. Il retire son gilet court et défait son nœud de cravate qui l'étrangle depuis le matin. Un souffle de soulagement lui échappe soudainement et il pose le tout sur le dossier du canapé sur lequel il s'appuie un instant en observant la demoiselle.

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Eidel Warszawski
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MessageSujet: Re: This isn't nice. ✖ Percival   Dim 26 Fév 2017 - 23:13

It's a complete misunderstanding.
Eidel & Percival

D’un oeil curieux, Eidel regarde la porte devant laquelle tous deux se sont arrêtés. Elle lève le nez en l’air pour ensuite regarder le bâtiment et puis le ciel empli de lourds nuages bien bas, si bas qu’il semblerait que certains immeubles soient à deux doigts de les toucher. Et ça, elle ne l’a jamais. Jamais de sa vie elle n’aurait pu imaginer que des bâtiments aussi hauts pouvaient exister ; ça la fascine. Les prouesses techniques dont sont capables les moldus, aujourd’hui… Cela ne cessera jamais de l’étonner. Elle redescend sur terre pour monter les marches du perron, toujours sur les talons de Percival. C’est au tour du trousseau de clefs de l’homme de passer sous les yeux intrigués de la brunette, tant de clefs ! A quoi peuvent-elles toutes servir ? Elles ressemblent exactement aux clefs que pourraient posséder un sorcier dans les histoires pour enfants. Hmm. Encore une fois, elle oublie qu’elle est censée faire partie de ce même monde mais elle n’arrivera jamais à s’y faire complètement. Elle l’écoute parler, fronce ses sourcils à sa question… Notamment lorsqu’il évoque les moldus avec un ton qu’Eidel n’apprécie guère mais dont elle a l’habitude.

« Je ne sais pas trop. On dit que certaines personnes sont naissent avec une vocation, la mienne était de devenir médecin, je ne me suis jamais posée la question. Vous savez, ma soeur et moi sommes les seules sorcières de la famille ; j’ai grandi entourée de moldus, je partage leur quotidien depuis ma naissance tandis que je n’ai jamais eu l’impression d’avoir ma place auprès des sorciers. La deuxième phrase la fait rire, elle secoue la tête. Croyez-moi, je suis bien piètre sorcière et avoir quitté l’école à l’âge de quinze ans n’a pas aidé. »

La porte s’ouvre finalement, le regard d’Eidel est immédiatement attiré par le sol en échiquier et si elle avait eu huit ans, elle se serait sûrement amusée à sauter de case en case mais… Elle est bien trop âgée pour faire cela aujourd’hui. Le couloir semble interminable, est-ce à cause du carrelage ? Ou l’est-il réellement ? Cette envie de découvrir lequel des deux est vrai est effacé par le vif intérêt qu’a soudainement Eidel pour la porte. Beaucoup trop de distractions en une seule et même pièce. Mais ces engrenages qui s’emboitent parfaitement les uns avec les autres… Encore une fois, la gamine en elle se réjouit de voir une telle chose mais l’adulte parvient à la contenir… Un peu, elle ne peut rien contre le sourire qui illumine son visage. Ce sont les pas de Percival dans son dos qui l’arrachent à sa contemplation, elle s’empresse de le suivre pour monter les escaliers. Un autre couloirs, de nouvelles portes. Un… Deux… Trois. Ils sont entrés. Eidel retire son écharpe ainsi que son manteau avec plaisir, ici, il fait largement plus chaud.

« A vrai dire, une douche ne serait pas de refus. » Répond presque timidement la brunette.

Et douche se sera. Tenant toujours sa valise, il la guide jusqu’à la fameuse chambre d’ami n’en ayant pas tant vu que cela puis lui indique la salle de bain. Eidel le remercie, referme la porte et vient déposer sa valise sur le lit pour l’ouvrir et chercher des vêtements propres ainsi que sa serviette soigneusement pliée. Elle regarde autour d’elle, tout est tellement différent de la maison de ses parents, à Berlin et voir d’autres murs ceux garnis d’un papier peint bleu et fleuri est… Grisant. Sa mallette magique n’est plus la petite sacoche qu’elle était plus tôt mais a repris sa forme initiale, c’est d’une mallette de médecin. Grande ouverte, la brune vérifie que rien n’a été brisé durant le voyage ; elle tire l’étui de son violon, inspecte son instrument, en caresse légèrement les cordes du bout de ses doigts puis le remet soigneusement à sa place. Elle ne peut se permettre de faire attendre son hôte trop longtemps et c’est avec une grande rapidité qu’elle gagne la salle de bain afin de se doucher. Rapide comme l’éclair  -mais non sans apprécier le plaisir d’avoir de l’eau chaude sans attendre de longues minutes pour la faire chauffer manuellement-, elle recoiffe ses cheveux bruns avant d’enfiler la deuxième et dernière robe d’hiver qu’elle a emporté, le reste n’étant que des vêtements « adaptés » au climat des Caraïbes. Seulement après cinq minutes à se tortiller pour essayer de faire remonter la fermeture éclaire, Eidel capitule et rejoint la chambre dans l’espoir de trouver sa baguette magique. Qui est introuvable. Cette dernière a glissé de la poche dans laquelle la brune a l’habitude de la ranger et est tombée quelque part dans la mallette sans fond. La retrouver prendre probablement plusieurs heures sans l’aide de la magie et Eidel passe une main sur son visage, dépitée.

Sur la pointe des pieds mais surtout terriblement embarrassée, la jeune femme retrouve le salon avec l’intention de demander son aide à Percival bien que cela soit parfaitement gênant. Elle se racle doucement la gorge, se balance d’un pied sur l’autre signe de sa nervosité soudaine.

« Excusez-moi, je… Euhm… Je n’arrive pas à refermer complètement ma robe. Ses joues s’empourprent. Pourriez-vous m’aider s’il vous plait. »

La dernière phrase, elle la dit à toute vitesse et se retourne aussi rapidement pour ne pas avoir à faire face à son hôte plus longtemps. Surtout pas avec ses joues ainsi rouges. Elle ramène ses cheveux bruns sur le côté pour mieux dégager son dos et laisser Percival remonter la maudite fermeture. Elle se mord les lèvres, pour la seconde fois en moins de douze heures, Eidel a la vive envie de disparaître sous terre.

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