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 Ich spreche kein Spanisch. ✖ Eren

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Eidel Warszawski
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MessageSujet: Ich spreche kein Spanisch. ✖ Eren   Mer 15 Fév 2017 - 11:33

Hola que tal sisi
Eidel & Eren

Sa main se resserre fortement sur la poignée en cuir de sa mallette magique qu’elle transporte partout avec elle. Si elle avait été entourée de sorciers, la brune ne se serait pas embarrassée de prendre une valise avec elle et aurait fourré toutes ses affaires dans sa mallette chérie. Elle passe une main sur son front pour essuyer rapidement un peu de sueur avec un soupir. C’est la première fois de sa vie qu’Eidel est en contact avec un tel climat, une telle chaleur et une humidité insupportable. Ses traits sont un peu tirés et des cernes s’étalent sous ses yeux ; la chaleur l’empêche de bien dormir… Sans compter le mal de mer qu’elle a eu durant tout le trajet de Hambourg, en Allemagne, jusqu’en Louisiane. Dix jours en mer, à vomir la plupart du temps. Cela aura au moins permis une chose : découvrir que l’allemande n’a pas le pied marin. Elle n’a qu’une hâte que ce dernier bateau qu’ils ont pris soit enfin à quai et qu’elle puisse poser son pied sur la terre ferme et non pas sur quelque chose qui ne cesse de tanguer, de retourner son estomac. Le véhicule s’arrête brusquement devant un ponton en bois qui semble peu solide à première vue. La brune ne peut s’empêcher de pousser un long soupir de soulagement, ils sont enfin arrivés ! Ce dernier bateau est de loin le pire qu’ils aient pris depuis le début de leur périple, le petit navire n’ayant que peu de stabilité face aux vagues, l’estomac d’Eidel n’en a été que plus malmené. Sa mallette dans une main et sa valise dans l’autre, l’allemande laisse passer les membres de son équipe avant de finalement descendre à son tour ; quelle merveilleuse sensation que de se retrouver sur la terre ferme ! Un peu plus loin, un camion de la Croix Rouge les attend avec trois personnes. Elle reconnait vaguement l’un des médecins pour l’avoir croisé à l’Université mais le second semble être local tandis qu’un troisième homme en habit civil attend à leurs côtés. Sûrement le traducteur. Car personne dans l’équipe ne parle l’espagnol ; Eidel a bien essayé de prendre des cours accélérés mais les résultats ne sont pas encore très concluants. Des mains sont serrées, des politesses sont échangées et tous montent dans le camion qui les conduira au dispensaire dans lequel les membres de la Croix Rouge sont installés. La remorque recouverte d’une bâche, Eidel n’a pas le loisir de découvrir les paysages environnants, ce sera sûrement pour plus tard.

On leur a laissé une petite heure pour déposer leurs affaires, se poser quelques instants puis enfiler l’uniforme qu’ils porteront au quotidien pour les trois prochaines semaines. Eidel a relevé ses cheveux dans un chignon serré afin de dégager son visage et surtout sa nuque en sueur. Ce qu’elle peut regretter la neige et le froid qui règne à Berlin ! Sa blouse blanche est refermée ; elle ne porte que ses dessous, il fait bien trop chaud pour se vêtir de plus de couches. Elle arrange le brassard à la croix rouge sur son bras droit, prend soin de glisser son étoile de David sous le tissu blanc de sa blouse immaculée et fin prête, la jeune femme s’empresse de rejoindre ses collègues. Le tour est vite fait, personne n’a de toute façon le temps de s’occuper d’eux et ils sont rapidement répartis dans des tentes différentes sous lesquelles la chaleur est étouffante. Le matériel précaire et parfois vieux, mais qui semble fonctionner. Plus ou moins. Au tout début, Eidel n’est pas seule ; l’un des traducteurs est là et tout est bien plus simple sauf que ça ne peut pas durer tout le temps et lorsqu’elle finit par se retrouver seule.. Oh c’est de suite plus compliqué. Ils ne parlent pas anglais et certainement pas allemand alors il faut improviser, faire des gestes qui sont parfois ridicules et essayer de se souvenir du peu d’espagnol que l’on connait. Dans le cas d’Eidel, pas grand-chose. Elle tente même quelques mots de français avec un « o » ou un « a » à la fin mais ce n’est clairement pas concluant. Elle aurait dû prendre plus de temps pour apprendre cette maudite langue qui est tellement différente de la sienne ! Pourtant elle se débrouille. Un peu. Jusqu’à ce qu’elle se retrouve face à une femme enceinte et qu’elle est clairement incapable de lui expliquer ou demander quoi que ce soit. Eidel sort de sa tente, regarde autour d’elle.

« Excusez-moi, est-ce que par hasard vous parleriez anglais ? » Tente-t-elle en anglais à plusieurs reprises.

Mais on la regarde, on secoue négativement la tête. Où est passé ce maudit traducteur ? Dans la tente, elle peut entendre la femme baragouiner elle ne sait quoi en espagnol.

« Euh si ! No ! Euh… Un momento por favor ! » Fait Eidel dans un espagnol fortement teinté d’accent allemand.
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Eréndira Márquez
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MessageSujet: Re: Ich spreche kein Spanisch. ✖ Eren   Ven 24 Fév 2017 - 22:30


No hablo alemán
feat. Eidel & Eréndira

Les moldus et les sorciers ne sont pas censée coopérer. Voilà déjà des siècles qu’a été voté la loi magique la plus importante d’entre tous, celle qui avait scellé à jamais le destin de la société magique mondiale. Les sorciers n’interféreraient pas avec les communautés moldus de quelque façon que ce soit, et n’utiliseraient jamais leurs pouvoirs en leur possession devant un quelconque moldu, ceci afin de préserver les êtres magiques des chasses aux sorcières et autres persécutions. Eréndira avait toujours trouvé cette réaction exagérée. N’aurait-il pas été plus simple de se faire lentement mais sûrement accepter ? N’aurait-il pas été plus simple de persévérer au lieu de se plier aux insultantes et ignorantes croyances de l’homme blanc ? Et pourtant, à l’heure actuelle encore, on se cachait comme de pauvres criminels, comme si l’on avait la pire des maladies et qu’il ne fallait pas la transmettre à quiconque. Le peuple sorcier n’arriverait jamais à s’épanouir en soit tant qu’il vivrait dans l’ombre, mais les lois anciennes n’étaient jamais remis en cause parce que les sorciers avaient cette idiote habitude de penser que ce que les anciens avaient fait valait forcément mieux que les idées actuelles. Le monde moldu changeait constamment, s’améliorait sans cesse. Fin ou début de dictatures, guerres civiles ou d’indépendances, esclavagisme et libération, tant de choses que les non magiques avaient vécu au fil des siècles. Pendant ce temps, le monde magique stagnait. Les mages noires s’enchaînaient sans logique, presque tous avec les mêmes idées. Les territoires étaient les mêmes depuis des siècles désormais, les gouvernements n’apportaient presque jamais rien de neuf. La seule chose que le temps voyait défiler, c’était le numéro des années sur certains modèles de balais magiques.

Eréndira voulait changer ça. Mais les hommes avaient peur du changement et elle n’avait pas réussi à passer Cheffe du Gouvernement. Non, elle était restée à son pauvre poste. Mais elle avait de l’influence, quelque peu. Et elle était encore libre de faire ce qu’elle voulait s’il le fallait. Alors elle avait décidé de venir en République Dominicaine, où elle se rendait parfois depuis Septembre. Elle n’y avait jamais été très souvent, mais depuis l’ouragan les choses allaient mal là-bas. Pas mal de monde avait encore besoin de soin, et on avait pas encore fini de déblayer tout les bâtiments. Elle n’était pas la seule à aller aider les pauvres victimes malgré l’interdiction d’aider les moldus. La loi avait eu beau passer, cela n’avait jamais empêché la communauté magique des Caraïbes de transgresser effrontément la règle. Ils avaient toujours aimé aider les moldus, vestiges de l’époque où ils vivaient main dans la main et où les magiciens étaient traités comme des membres à part entière de la communauté. Eréndira avait assez étudié les civilisations anciennes pour savoir que les blancs avaient amené la chasse aux sorcières. Il était hors de question qu’ils vivent dans ces conditions à cause des lois des blancs prévues pour excuser leur pauvre comportement de blancs.

Elle utilisait la force de ses bras pour le moment, mais dès qu’elle serait sûre que plus personne ne la regardait, elle se rendrait la tâche plus facile grâce à la magie. Les décombres étaient lourds et poussiéreux. L’hôpital de fortune n’était pas loin, celui en béton faisant partie des gravas que la cubaine déblayait actuellement. Elle ne pouvait s’empêcher de ressentir son coeur qui se serrait dans sa poitrine lorsqu’elle voyait ce qu’il restait de l’endroit. Plus loin, un homme blanc en costume montrant son autorité supervise les opérations. Elle sent que les gens autour d’elle sont tendus, et les regards en coin en direction de l’homme n’échappent pas à la jeune cubaine. C’est comme si l’on sentait qu’on risquait les émeutes, dans ce climat de reconstruction et de méfiance politique. C’est quelque chose qu’elle comprend. Même si Vásquez n’est clairement pas Machado, les dominicains ont du mal avec ce président qui a fait prolongé son mandat. Les cubains connaissent ça. Machado a fait prolongé le sien, une vraie dictature aux yeux d’Eréndira qui a plus d’une fois participé aux émeutes contre lui, dans lesquelles elle a vu plus d’une fois des gens qui marchaient fièrement avec elle perdre la vie. Elle sent que les choses ici pourraient dégénérer au moindre claquement de doigt. Mais ce n’est pas son combat, pas aujourd’hui. Il faut déblayer avant de rebatir.

Elle prend une courte pause quand une dame assez âgée l’apostrophe. Elle n’a pas l’air chamboulée mais elle a l’air inquiète. Elle lui prend la main comme si elles se connaissaient depuis toujours. Eréndira n’en prend pas ombrage, elle aime cette chaleur et cette proximité qu’il peut y avoir entre deux individus de peuples presque semblables. « Mi nieto. Mi nieto es en el hospital. » Eréndira regarda autour d’elle les débris qui l’entourent. La vieille risque d’être déçue. « Ya no hay un hospital. » Mais la femme désigne un groupement de tente ornées d’une croix rouge. « Es en el hospital alemán. Se llama Huevos, Joán Huevos. Dicen que no puedo verle, dicen que solo los padres… Pero, ¡sus padres morieron en la huracana! » Eréndira hocha simplement la tête. Oui, la façon de gérer les visiteurs est réduite au stricte minimum lorsqu’il y a tant de blessés lors des catastrophes, une chose qui laisse à désirer. « Puedo ir. Va a preguntar si tu nieto es bueno. No te preocupa. »

Elle sait qu’elle n’a pas le droit d’entrer dans le camps, mais elle ne peut pas non plus laisser la vieille dame sans nouvelle de son petit-fils. De ce qu’elle semble dire, elle est sa seule famille. Quelle honte qu’il n’ai pas pu rentrer, mais dans les conditions actuelles, on essaie de limiter les allées et venues. Elle s’approche du camps et regarde à partout. La voie est libre. Elle sort sa baguette magique et lance un rapide sort afin de pouvoir passer sans soucis. Une fois dans le camps, c’est son estomac qui se sert. Cela fait plus de deux mois que la tempête est passée et pourtant il y a encore des gens en état lamentables ou critiques, des personnes qui gémissent ici et là, et l’absence d’hôpital n’arrange rien. Même ceux qui ne sont pas victimes de la tempêtes finissent ici si quelque chose leur arrive entre deux. Elle navigue entre les allées, cherche un infirmier. Que des blancs. Elle n’a pas très envie de leur parler mais elle va finir par le devoir. Elle avise une jeune femme en habit médical, aux longs cheveux foncés et aux grands yeux qu’elle voit eux aussi foncés alors qu’elle s’approche. Elle ne sait pas si elle parle espagnol, tant pis. « ¡Enfermera! » Elle hèle tout en continuant d’approcher. « Soy buscando un hombre, se llama Joán Huevos. ¿Saves donde esta? » Elle semble me regarder avec des yeux étonnés et je soutiens son regard avec assurance. Elle va bien me répondre. Je marmonne intérieurement avec d’ajouter en anglais et avec un très fort accent : « Vous ne parlez pas espagnol, ¿verdad? » Foutu blancs, pas foutus d’apprendre trente secondes une autre langue que leur précieux petit anglais.


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Eidel Warszawski
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MessageSujet: Re: Ich spreche kein Spanisch. ✖ Eren   Ven 24 Fév 2017 - 23:44

Hola que tal sisi
Eidel & Eren

Eidel se retrouve là, en dehors de sa tente à regarder autour d’elle et interpeller les gens autour d’elle avec l’espoir de trouver quelqu’un parlant l’espagnol et au moins, l’anglais. Mais sa quête semble perdue d’avance, tous secouent la tête et se dépêchent de retourner vaquer à leurs occupations. Comme c’est frustrant ! La brune passe la tête par l’ouverture de la vaste tente pour voir ce que trafique sa patiente : elle attend. Très bien, elle a compris qu’elle ne devait pas bouger ou alors n’en a-t-elle pas une grande envie, peu importe, le tout est qu’elle reste en place.

« ¡Enfermera! »

Eidel sursaute, regarde autour d’elle pour voir une femme s’approcher d’elle et… Lui parler en espagnol. Les yeux de la sorcière s’ouvrent en grand et sa bouche s’entrouvre légèrement. Bon sang, ce qu’elle peut parler vite ! Peut-être que si son flux était un peu plus… Lent, Eidel aurait une chance de comprendre quelques mots. Enfin, elle a vaguement compris un prénom et « où ». Mais pour le reste, il faut qu’elle use de son imagination mais n’est clairement pas convaincu de cette dernière. De plus, la femme n’a pas l’air très aimable et Eidel ne sait où se mettre face aux yeux presque inquisiteurs de l’inconnue. La jeune femme baisse brièvement ses yeux avant de les relever, pleine d’espoir en entendant de l’anglais.

« Non, pas vraiment. J’ai quelques bases mais rien qui ne puisse me permettre de communiquer. Fait Eidel, légèrement gênée. Mais j’ai cru comprendre que vous cherchiez quelqu’un… Rroan Houéboss ? Je ne possède pas la liste des admis, celle-ci se trouve dans la tente principale et je ne peux pas y avoir accès… »

La brune voudrait pouvoir faire quelque chose mais elle craint qu’on ne lui donne pas la liste demandée ; pour peu que cet idiot de Friedrich soit dans les parages, il la gratifierait d’un charmant « juive fourbe » ou quelque chose du même acabit avant de la renvoyer comme une malpropre sans omettre de lui coller un rapport sur le dos. C’est une mauvaise idée, Eidel n’a vraiment pas envie de s’attirer des ennuis mais d’un côté… La brune n’a pas envie de renvoyer l’inconnue qui, elle le sait, ne trouvera personne d’autre pour l’aider. La sorcière hésite encore quelques instants avant de hocher de la tête.

« Très bien, je vais aller voir ce que je peux faire mais d’abord, je dois vous demander un service. Elle désigne la tente. La patiente à l’intérieur est enceinte, j’aimerais pouvoir lui poser des questions mais je suis dans l’incapacité de le faire et le traducteur est introuvable. Si vous m’aidez à traduire mes questions et ses réponses, je vous promets que j’irai vérifier les listes pour trouver la personne que vous cherchez. »

De toute façon, Eidel ne lui laisse pas réellement le choix que cela lui plaise ou non. Elle a véritablement besoin de quelqu’un pouvant parler espagnol et la comprendre ; sinon, elle n’avancera jamais. La petite brune pénètre la première dans la tente, la femme enceinte se redresse et regardes les deux femmes sans rien dire. Eidel se lave les mains une seconde fois puis s’approche de sa patiente, lui faisant signe de remonter son chemisier afin de poser ses mains sur son ventre et tenter de sentir le bébé. Elle tâte, cherche la position du foetus consciencieusement.

« Pourriez-vous lui demander à combien de semaines, environ, elle est dans sa grossesse ? »

La réponse la laisse sceptique et Eidel pince des lèvres avec perplexité. Non, clairement, ce bébé est trop petit, il devrait être plus gros à ce stade. Son stéthoscope foetal récupéré, elle écoute les battements de coeur du foetus et note le tout sur son petit calepin, posé près de sa mallette magique. Elle prend la tension de la mère, retient une grimace en voyant le résultat beaucoup trop élevé.

« Est-ce qu’elle a des migraines ? Des douleurs abdominales ? Vomissements ? Ou encore des troubles de la vision ? Demande lentement Eidel tout en regardant les chevilles gonflées de la femme enceinte. Je vais avoir besoin d’un échantillon d’urine. »

Après ces mots, la sorcière s’éloigne un instant pour revenir avec un petit gobelet en verre qu’elle tend à la femme enceinte qui n’a clairement pas envie de faire ça ici.

« Je sais que les conditions ne sont pas idéales mais j’ai absolument besoin d’un échantillon. Son cas est préoccupant et je dois m’assurer que nous n’avons pas affaire à une pré-éclampsie. Faites-moi confiance, j’ai traité de nombreuses femmes enceintes et sais reconnaître les signes. »

La voix d’Eidel est ferme, son visage affiche une moue extrêmement sérieuse car elle l’est. Si elle a raison, il faudra prendre soin de la jeune femme car si ce n’est pas le cas… La pré-éclampsie peut être soignée, mais l’éclampsie, elle, tue.
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Eréndira Márquez
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MessageSujet: Re: Ich spreche kein Spanisch. ✖ Eren   Sam 25 Fév 2017 - 16:16


No hablo alemán
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Ne pas se faire remarquer est une des règles d’or lorsque l’on va quelque part sans en avoir l’autorisation. C’est pour cela qu’Eréndira avait cherché une infirmière seule plus qu’un médecin entouré, parce que moins de monde la voyait et moins elle risquait d’être prise à ne pas obéir aux règles. Eréndira était peut-être une femme qui aidait à faire les lois, elle savait aussi quand il y avait le besoin de désobéir, souvent parce qu’une règle se trouve être injuste d’ailleurs. Ici, elle trouve que c’est le cas. Pauvre grand-mère incapable d’obtenir des nouvelles de son petit fils. Elle ne pouvait que tenter de l’aider à obtenir des nouvelles sur son état. Si ça se trouve, le pauvre garçon était mort. Mais même cela, elle avait tout à fait le droit de le savoir. Ca ne servait à rien de la faire espérer des jours durant, tout ça pour lui dire qu’en fait il était mort depuis le début. Elle méritait de savoir, elle méritait d’avoir la chance de faire son deuil. Et Eréndira lui accorderait son droit, parce qu’il est important à ses yeux. Malheureusement, il semble que l’allemande ne soit pas prête à simplement l’aider, et voilà qu’elle se retrouve dans une tente avec une femme enceinte.

Eréndira n’a jamais côtoyé beaucoup de mères en dehors de sa belle-sœur. Elle-même n’a jamais réfléchi au fait d’avoir des enfants, ça impliquait d’avoir un mari et il en était tout simplement hors de question. C’était le meilleur moyen pour elle de mettre purement et simplement fin à sa carrière professionnelle, quelque chose qu’elle n’était absolument pas prête à faire. Elle évitait donc les femmes dans cet état qui risquerait de lui donner des envies de pouponner dont elle n’aurait absolument pas besoin. Elle ne savait pas bien comment se comporter avec elles. Elle n’y connaît juste rien. « Holá, me llamo Eréndira. Va a traducir lo que la alemana va a decir. » (Bonjour, je m'appelle Eréndira. Je vais traduire ce que va dire l'allemande.) Elle n’a pas réellement envie de servir d’interprète pour infirmière blanche, mais soit. Elle allait bien devoir passer par là si elle voulait trouver ce type tout en restant discret. Elle n’aurait qu’à se faire passer pour une des traductrices si d’autres personnes venaient à la repérer. Elle espérait juste ne pas assister à trop d’horreurs en attendant. Elle n’avait pas peur du sang, mais sa vue la mettait plus que mal à l’aise.

« Pourriez-vous lui demander à combien de semaines, environ, elle est dans sa grossesse ? » Eréndira ne devrait pas avoir trop de mal avec cette phrase-là, heureusement. « ¿Desde cuándo esta embarazada? » (Depuis quand tu es enceinte ?) Elle écoute la réponse et regarde le ventre de la jeune femme. C’était donc un ventre comme ça à ce stade ? C’était beaucoup, elle paraissait vraiment énorme. « Est-ce qu’elle a des migraines ? Des douleurs abdominales ? Vomissements ? Ou encore des troubles de la vision ? » Erén s’apprête à traduire lorsque l’infirmière enchaîne : « Je vais avoir besoin d’un échantillon d’urine. »  Cette fois, Erén pâlit un peu. Elle n’allait quand même pas rester là alors que la femme fait ses besoins, n’est-ce pas ? Ce n’est absolument pas correct et elle n’a pas signé pour ce genre de chose. Mais elle voit bien que la future mère commence à s’inquiéter en voyant sa propre tête alors elle force un sourire, probablement un peu crispée quand même. « Pregunta si tienes migrañas, dolor abdominal, vómitos o problemas con tu visión. Y quisiera que orinas en el bote. » (Elle demande si tu as des migraines, de la douleur abdominale, des vomissements ou des problèmes avec ta vision. Et elle aimerai que tu urines dans le pot.) Pitié qu’elle ne le fasse pas devant elle, elle n’avait vraiment pas besoin de cette vision.

«  Je sais que les conditions ne sont pas idéales mais j’ai absolument besoin d’un échantillon. Son cas est préoccupant et je dois m’assurer que nous n’avons pas affaire à une pré-éclampsie. Faites-moi confiance, j’ai traité de nombreuses femmes enceintes et sais reconnaître les signes. » Eréndira hausse un sourcils et regarde la femme enceinte qui ne lui paraît pas être en si mauvaise forme que ça, à elle. Puis elle se retourne vers la médecin. « Une pré quoi ?! » L’exclamation surprend et inquiète la pauvre patiente qui demande : « ¿Que dice? » (Qu'est-ce qu'elle dit ?) Erendira se mordit la lèvre. Elle ne pouvait pas mentir, mais dire qu’elle était ignorante n’était pas mieux. « Solo es prevención. Con la huracana, hay muchas porquería en el aire. Quisiera ser segura no olvida nada. » (Ce n'est que de la prévention. Avec l'ouragan, il y a beaucoup de saloperies dans l'air. Elle se s'assurer de ne rien laisser de côté.) Elle a presque envie de se frapper mais elle se retient, ses réactions ont un peu trop tendance à faire réagir la patiente. Eréndira attrapa le bras de la médecin pour attirer son attention. « Ecoutez, je ne sais pas du tout de quoi je parle, là. J’y connais rien en médecine et c’est pas que je ne veux pas traduire, mais je ne sais pas si j’en suis capable. Je vais lui faire peur. Dites-moi juste où trouver la personne que je cherche. » Avant qu’elle ne se mette à vomir si possible.


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Eidel Warszawski
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MessageSujet: Re: Ich spreche kein Spanisch. ✖ Eren   Sam 25 Fév 2017 - 17:47

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Eidel & Eren

Elle va s’enquérir de la femme enceinte lorsque la main de l’inconnue agrippe son bras et Eidel se fige. Ce genre de contacts, sans prévenir, c’est toujours surprenant surtout venant de quelqu’un qu’elle ne connait pas. Si les gens de se pays sont chaleureux, Eidel vient d’un monde où la distance est de rigueur et c’est du dépaysement total. La jeune femme dégage son bras en fronçant légèrement les sourcils.

« Ecoutez, je ne sais pas du tout de quoi je parle, là. J’y connais rien en médecine et c’est pas que je ne veux pas traduire, mais je ne sais pas si j’en suis capable. Je vais lui faire peur. Dites-moi juste où trouver la personne que je cherche.
-Je vous prierai de vous calmer. Vous mettez ma patiente en détresse et ce n’est clairement pas ce qu’il lui faut. Si vous pouviez patienter quelques instants. »

Avec un sourire amical et confortant, Eidel se tourne vers la femme enceinte.

« Respirez profondément. Dit-elle lentement tout en mimant de profondes inspirations et expirations. Siéntate… Despacio. »

Toujours aussi doucement, Eidel aide la femme à s’asseoir dans un premier temps, puis une fois qu’elle est certaine que la panique qu’elle pouvait lire quelques instants plus tôt dans ses yeux est passée, la fait se lever. En tenant son bras, elle la conduit à l’autre bout de la tente et tire un des panneaux afin de donner un peu d’intimité à la jeune femme. Bien sûr qu’elle n’allait pas demander à sa patiente d’uriner devant les deux inconnues. Quand bien même Eidel est docteur et qu’elle en a vu d’autres, c’est sa patiente qui passe avant tout et pas l’inconnue qui l’agace légèrement. D’ailleurs, elle revient jusqu’à elle et a maintenant un visage des plus sérieux.

« Je n’ai aucune idée de là où se trouve la personne que vous cherchez, d’accord ? Je suis ici depuis moins de quatre heures et il y a des centaines de blessés et malades dans le campement. Le seul moyen est de vérifier les listes mais même moi je ne suis pas censée y avoir accès mais je veux quand même bien vous aider. Seulement, vous savez à quel point c’est, de se faire une place, lorsqu’on est la seule femme médecin parmi tous ces hommes ? Si on me surprend, cela me retombera dessus. Alors maintenant vous reprenez votre calme et vous traduisez ce que je vous demande. »

Eidel se tait alors que la troisième femme présente sous la tente refait son apparition avec le petit gobelet en verre empli d’un liquide jeune. La sorcière la remercie d’un sourire, prend ce qu’on lui temps puis invite la femme à se réinstaller sur la table d’auscultation. Toujours sans dire un mot, elle transvase le liquide dans une fiole avant de fouiller dans sa mallette à la recherche du bon produit. Ah ! À tous les coups, ce dernier est tout au fond et si elle doit fouiller manuellement, Eidel en a pour bien longtemps ! Très discrètement, elle attrape sa baguette magique et le dos tourné aux deux femmes, murmure doucement un sortilège d’attraction afin de trouver ce dont elle a besoin en une seconde. La baguette est rangée à sa place et Eidel termine de préparer son analyse qui, se révèle être exactement ce à quoi elle s’attendait. Elle revient vers sa patiente, jette un coup d’oeil à l’inconnue pour lui signaler qu’elle va devoir traduire.

« Bien, je veux à tout prix qu’elle se repose. Plus aucun effort, elle doit rester allongée le plus longtemps possible. Si d’ici deux semaines, elle se sent toujours aussi mal il faudra qu’elle revienne et… Il faudra probablement déclencher l’accouchement par voie basse ou par césarienne. Dites-lui qu’il est impératif qu’elle se repose, il faut qu’elle comprenne que son état est sérieux. Si ses migraines augmentent, je la veux dans cette tente le plus vite possible ; si elle n’écoute pas son corps et mes recommandations… Le bébé et elle risquent de mourir. »

Eidel est franche, ne veut pas cacher la vérité à cette mère car minimiser son état pour la rassurer ne l’aidera pas. Il faut qu’elle comprenne que ce n’est pas une plaisanterie, que sa vie et celle de son enfants sont en jeu. Eidel a déjà vu des cas d’éclampsies, lorsqu’elle était encore qu’une interne et ce n’est pas beau à voir ; cela conduit dans 98% des cas au décès de la mère et bien souvent, de l’enfant également. Une fois tout traduit, elle aide encore une fois la femme à se lever pour l’escorter jusqu’à la sortie de la tente non sans serrer chaleureusement sa main. La voilà seule avec l’inconnue qu’elle observe quelques instants.

« Bien, si vous pouviez m’écrire le nom complet de la personne que vous cherchez, j’irai ensuite vérifier les listes. »

Elle fouille dans sa mallette, en sort un petit calepin et un crayon à papier qu’elle tend à la femme.
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Eréndira Márquez
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MessageSujet: Re: Ich spreche kein Spanisch. ✖ Eren   Mar 28 Fév 2017 - 14:22


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Elle aurait aimé dire qu’elle était capable de garder son calme en toutes circonstances mais c’était bien loin d’être le cas. Elle avait déjà vu des blessures bien sûr, certaines même plutôt graves. Ce n’était pas rare quand on participait assez fréquemment aux émeutes que le pays pouvaient voir naître au vu du pouvoir en place. Oreilles arrachés, bosses immenses, parfois même des blessures par balle… Elle en avait vu, et pourtant rien ne la stressait autant qu’être là dans cette tente, face à une femme même pas blessée mais uniquement enceinte. Elle avait l’impression qu’elle risquait de défaillir et surtout, elle avait l’impression que ces sentiments étaient pour le moins exagérés, alors que c’était bien les siens. Est-ce qu’elle ne se forçait pas, inconsciemment, à être aussi mal à l’aise face à la maternité. Elle savait qu’elle ne serait jamais mère. Il lui faudrait pour cela se marier et il en était absolument hors de question. Alors peut-être, juste peut-être, que son corps se forçait à être dégoûté à la pensée même d’un ventre distendu par une présence fœtale. Ou peut-être qu’elle en était vraiment dégoûtée, alors même qu’elle adorait les enfants, en tout cas le peu d’enfants qu’elle connaissait.

« Je vous prierai de vous calmer. Vous mettez ma patiente en détresse et ce n’est clairement pas ce qu’il lui faut. Si vous pouviez patienter quelques instants. » Eréndira avait l’impression que l’infirmière se foutait de sa gueule. Bien sût qu’elle mettait la patiente en détresse, elle venait justement de lui dire qu’elle s’en rendait bien compte et qu’elle voulait l’éviter. Mais comment diable voulait-elle qu’elle reste calme face à ces conditions qu’elle n’a absolument pas demandé. Pas question non plus de simplement se barrer pour aller chercher son information ailleurs, cela rendrait probablement encore pire la réaction de la jeune femme. Est-ce qu’elle était coincée sous cette tente ? On dirait bien. Au moins jusqu’à ce que cette femme parte, et elle priait pour que cela soit bientôt. Elle regarde la jeune femme se tourner vers la femme enceinte, lui dire de respirer. Pas besoin de traduire cette fois, celle qui est allongée comprend la manœuvre et se met à tenter de ce calmer. Eréndira se passe une main sur le visage, elle a l’impression qu’elle a fait pire que mieux alors qu’elle ne voulait même rien faire du tout. Elle songe à sa belle-sœur et elle se demande : est-ce qu’elle aimerait qu’on la fasse paniquer comme ça si cela avait été elle à la place de cette femme ? Non. Elle aurait aimé que sa belle-sœur soit en sécurité, rassurée sur sa condition.

Lorsque l’infirmière revient vers elle, alors que la femme enceinte est désormais partie pour un peu d’intimité au grand soulagement d’Eréndira, elle tente de s’excuser mais son interlocutrice la prend de court, brisant un peu ses espoirs. Même les infirmières ici n’ont pas accès à la liste des patients, et Eréndira n’arrive pas à croire qu’il puisse réellement y avoir une organisation aussi grotesque, où personne ne sait rien sur rien et où les gens n’ont pas le droit de voir les gens qu’ils veulent voir. « Seulement, vous savez à quel point c’est, de se faire une place, lorsqu’on est la seule femme médecin parmi tous ces hommes ? Si on me surprend, cela me retombera dessus. Alors maintenant vous reprenez votre calme et vous traduisez ce que je vous demande. » Femme médecin ? Elle n’est donc pas infirmière comme Eréndira l’avait pensé. Voilà qui la surprend. Elle aime les moldus, vraiment, mais elle sait aussi qu’ils peuvent avoir une façon de penser exécrable vis à vis des femmes. Après tout, son propre père avait un jour exprimé le désir de voir sa fille arrêter ce travail qu’elle aimait tant pour épouser un homme bien et faire une petite flopée d’enfant, totalement l’inverse de ce que la fille en question désirait. Bien sûr, en tant que blanche, la médecin a forcément des avantages sur Erén. Mais elle n’en reste pas moins une femme, et malgré le fait qu’elle soit européenne, Eréndira ne peut s’empêcher d’être admirative du dur labeur que cela avait dû être de braver les préjugés pour devenir médecin. Après tout, en tant que femme politique, même dans le monde magique, elle-même avait droit à ses remarques et obstacles.

Elle ne dérange plus la docteure alors qu’elle travaille, bien qu’elle remarque du coin de l’œil qu’elle semble avoir du mal à trouver quelque chose dans un sac finalement pas si grand que cela. La cubaine se pose une rapide question, mais elle est interrompu par la patiente qui se rallonge tranquillement. « ¿Soy enferma? ¿Hay un problema con el bebé? » (Je suis malade ? Il y a un problème avec le bébé ?) Eréndira jette un coup d’oeil en direction de la médecin et tapote gentiment le bras de la femme avant de lui prendre la main. « Ne tiene miedo. Solo revisa. » (Ne t'inquiètes pas. Elle contrôle juste.) Ne pas dire qu’il y a peut-être quelque chose. Juste dire qu’il ne s’agit que d’une vérification. C’est ce que c’est après tout. De ce qu’elle en sait, la médecin n’est encore sûre de rien et elle ne préfère pas avancer quoi que ce soit. « Mi hermano tiene niños pero no tengo ninguno. No quiseria. Pero su niños son los mas magnificos de la planeta. Soy segura el tuyo tambien va a ser magnifico. » (Mon frère a des enfants, moi non. Je n'en ai pas l'envie. Mais ses enfants sont les plus magnifiques de la planète. Je suis sûre que le tien sera tout aussi magnifique.) Cela rassure visiblement la future maman, vu le sourire qu’elle lui offre et qui en arrache un à Eréndira elle-même.

Mais la médecin revient avec des nouvelles un rien moins bonne que ce à quoi Eréndira avait préparé la mère, et elle ne sait pas trop comment atténuer les choses alors elle se contente de reporter les faits. Elle aimerait être moins dure, mais elle ne sait pas assez bien traduire pour parvenir à réellement calmer ses inquiétudes. « Todo irá bien. » (Ca va aller.) ajoute-t-elle en voyant le visage un rien épouvanté de la mère. « No hace nada y no problema va a occurir. » (Tu ne fais rien et il ne se passera rien.) C’est tout ce qu’elle peut dire, mais la patiente la remercie quand même pour l’avoir un peu rassurée et avoir aidé à traduire. La situation est bien moins effrayante quand on arrive à comprendre ce qu’il se passe et Eréndira lui a offert cette sécurité du langage. Elle soupire quand même une fois la femme enceinte partie. Elle s’inquiète maintenant, et si elle ne se repose pas assez ? « Bien, si vous pouviez m’écrire le nom complet de la personne que vous cherchez, j’irai ensuite vérifier les listes. » Eréndira prend le calepin et écrit d’une écriture soignée d’une personne qui a de nombreux rapports à rendre en parfait état et clarté le nom de Joán Huevos avant d’ajouter à l’intention de la médecin : « Je ne connais que son premier prénom et son premier nom de famille, j’espère que cela suffira pour le retrouver dans tout ces blessés... » Surtout qu’elle ne sait pas à quoi il ressemble, ce qu’elle ne peut décemment pas avouer puisqu’elle est censée le chercher sans mentionner qu’elle est une parfaite inconnue envoyée par la grand-mère. Elle change assez rapidement de sujet pour éviter que l’on s’attarde un peu trop sur sa méconnaissance de la personne. « Je suis désolée de vous avoir prise pour une infirmière. » S’excuser auprès d’une blanche lui arrachait la bouche mais elle le pensait tout de même, elle avait sous-estimé le statut de cette femme après tout, une femme qui menait en quelque sorte le même genre de combat. « Je suis moi-même sur un plan un peu plus politique et je sais ce que c’est d’avoir à faire face à des réflexions et un manque de confiance de la part des autres. » Elle lui rend le calepin et croise un peu les bras, balayant la pièce du regard. D’une certaine façon, elle trouve l’endroit un peu plus flippant quand il n’y a personne pour y être ausculté. « Sacré métier que vous faites là, Docteur… Docteur comment d’ailleurs ? » La vérité c’est qu’elle n’en a pas réellement quelque chose à faire. Normalement, c’est la seule et unique fois de leur vie qu’elles se croisent alors pourquoi échanger leurs noms ? Mais cela fait la conversation, et elle est du côté demandeur du marché.


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Eidel Warszawski
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MessageSujet: Re: Ich spreche kein Spanisch. ✖ Eren   Mar 28 Fév 2017 - 15:31

Hola que tal sisi
Eidel & Eren

Tandis qu’elle laisse la femme marquer le nom du jeune homme qu’elle recherche sur le calepin, Eidel se met à ranger les instruments et les placer sur un plateau qui sera envoyé à la stérilisation, dans une autre tente. Tout est pré-lavé mais le plus gros sera réalisé par les infirmières ; ce pour quoi est passée Eidel devant l’inconnue. Cela l’agace un peu, mais elle en a l’habitude, personne ne semble pouvoir admettre qu’une femme peut avoir un statut aussi élevé qu’un homme et être aussi capable. Elle essuie soigneusement ses mains avant de s’approcher de l’inconnue qui en a terminé avec son calepin qu’elle reprend pour regarder le nom ; elle espère pouvoir trouver facilement et surtout, que cela ne prendra pas trop de temps. Plus longtemps elle restera dans la tente, plus elle aura de chance de se faire surprendre et, qui sait, avoir une mise à pied. Les propos de la femme lui font plisser les yeux, c’est étrange mais la brune donne l’impression qu’elle ne connait pas si bien la personne qu’elle recherche.

« Mmmmh. Je pense que cela devrait suffire, je vais me débrouiller. »

Eidel déchire la page sur lequel est marqué le nom et prénom du patient avant de glisser la petite feuille dans l’une des poches de sa blouse de médecin. Le carnet retrouve sa place dans sa mallette dans laquelle elle se met à chercher sa baguette. Rapidement, en prenant soin de ne pas se faire voir, la brune glisse l’objet dans la manche droite de sa blouse, cale la baguette contre son bras pour s’assurer qu’elle ne tombera pas. On ne sait jamais, il est probable que les renseignements soient mis sous clefs et la seule façon de l’ouvrir reste un sort. La voix de la femme lui parvient dans son dos, Eidel se retourne avant de hausser des épaules face aux excuses, elle esquisse même un petit sourire.

« Ne vous en faites pas, j’ai l’habitude et ce, même si je ne porte pourtant pas un uniforme d’infirmière. Dit la brune avec pourtant une pointe d’amertume dans la voix. Ce sont plus souvent mes pairs qui me sous-estiment que les patients que je traite, si vous voulez mon avis. La politique, hein ? Un domaine bien masculin également ; un jour, ce patriarcat finira par s’effondrer. En attendant, il faudra continuer à en faire dix fois plus que les hommes pour sortir notre épingle du jeu. »

Ne jamais lancer Eidel sur une pente aussi glissante qu’est la place de la femme dans la société moldue. Toujours membre de la même organisation féministe depuis qu’elle a rejoint les bancs de l’université, elle n’est pas prête de lâcher le morceau et est toujours la première à signer les pétitions qui font le tour dans le but d’augmenter le quota de femmes acceptées à l’université. Entre autre. Eidel lisse sa blouse, va se diriger vers l’ouverture de la tente lorsqu’on l’arrête ; elle tourne la tête vers la femme :

« Warszawski. Eidel Warszawski. Répond la brune avec un sourire. Je vais faire aussi vite que possible ; le mieux serait que vous vous installiez sur la table d’auscultation. Si quelqu’un vous demande, prétendez que vous ne comprenez pas et ayez l’air malade. »

Puis elle sort, marche entre les files d’attentes qui sont interminables avant de rejoindre la partie administrative du camp. De petite taille, la brune peut facilement passer inaperçue et c’est aisément qu’elle se glisse dans la tente inoccupée pour le moment. Elle ne perd pas un instant, cherche frénétiquement les listes pour tomber sur celles des gens décédés récemment, autant regarder directement si l’homme est mort. Elle tire le morceau de papier, le garde sous le coude tout en vérifiant les listes qui, sont très bien réalisées. Aucun Joán Huevos. S’il n’est pas là, cela signifie qu’il est encore vivant ou bien il est décédé dans les heures précédentes. Eidel se met à la recherche des dossiers des patients qui sont, eux aussi, extrêmement bien organisés. On voit l’organisation allemande ! Carrée et stricte. Les casiers sont par ordre alphabétique et… Verrouillée. La sorcière sort sa baguette magique, murmure doucement un « alohomora » puis ouvre le casier coulissant pour chercher ce fameux Joán. Ses yeux parcourent rapidement le dossier pour collecter les informations utiles et elle range le tout, prend soin de verrouiller le casier et se glisse hors de la tente pour regagner la sienne.

« J’ai trouvé la personne que vous cherchez. Il se trouve dans la tente 45 ; il a subi une amputation d’urgence de l’avant-bras droit, d’après ce que j’ai pu lire rapidement, une très mauvaise plaie n’a pas été soignée et s’est infectée avant de se gangréner ; l’amputation était la seule façon de le sauver. Il est dans un état apparemment stable et semble bien réagir aux traitements. Il est hélas impossible de lui rendre visite pour le moment pour des raisons d’hygiènes. Lorsqu’il sera transféré dans une autre tente, il vous sera alors possible de le voir… Ou plutôt que la personne qui vous envoie se rende à son chevet. Parce que vous ne le connaissez pas, hmmm ? »

Eidel remet en place une mèche de cheveux qui s’est échappé de son chignon en poussant un soupir.

« Je sais que les règles sont très strictes mais nous n’avons pas le choix. Certains patients dans le camp sont très contagieux et il faut à tout prix réduire les contacts afin d’éviter une plus violente épidémie. Ou encore que le camp ne soit trop encombré. Néanmoins… Si vous pouviez m’introduire auprès de la personne souhaitant visiter monsieur Huevos, je vais voir ce que je peux faire pour lui avoir une autorisation spéciale ou faire passer un message en attendant. »

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Eréndira Márquez
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MessageSujet: Re: Ich spreche kein Spanisch. ✖ Eren   Lun 6 Mar 2017 - 16:10


No hablo alemán
feat. Eidel & Eréndira

Elle ne sent pas le regard quelque peu suspicieux de son interlocutrice, elle considère que ce n’est pas parce qu’elle ne connaît pas tout les noms de quelqu’un qu’elle est forcément peu proche de celui-ci. Certaines personnes ne révèlent pas tout leurs prénoms, on ne les connaît que sous deux. Bien sûr, cela devient compliqué lorsqu’il faut les retrouver, puisqu’il faut le différencier de toutes les autres personnes qui portent le même nom, mais cela empêche aussi des inconnus de l’entendre et de tenter l’usurpation d’identité. Il n’y a rien de sacré dans les noms hispaniques et latins, comme cela peut être le cas dans certains civilisations, mais cela n’est pas une raison pour le révéler à tout va devant de possibles inconnus. Non, elle était absolument sûre d’être crédible.

Eréndira sent l’amertume dans la voix de la médecin une fois qu’elle s’est excusée. Oui, elle peut comprendre qu’elle lui en veuille un peu de n’avoir pas su reconnaître l’uniforme, encore qu’elle a l’excuse de ne fréquenter que très peu voir presque pas le milieu médical moldu. Les uniformes ne sont vraiment pas les mêmes chez les sorciers et il faut que la sorcière avoue qu’elle n’a jamais pris la peine d’apprendre la distinction entre les deux. Mais elle ne peut pas le lui dire, n’est-ce pas ? Elle n’est pas censée révéler qui elle est, et ce alors même qu’un médecin sorcier aurait déjà définitivement soigné la pauvre femme enceinte de tout à l’heure de sa pré-hérésie, quoi que ce truc soit. « Un jour, ce patriarcat finira par s’effondrer. En attendant, il faudra continuer à en faire dix fois plus que les hommes pour sortir notre épingle du jeu. » Erén lui jette un regard, pas quelque chose de négatif ou de positif, plus une sorte de surprise agréable. Elle n’entend presque jamais ce genre de phrases prononcées, et dieu sait qu’elle les a pourtant pensées. Elle déteste elle-même quand on ne la prend pas au sérieux, quand elle passe pour une folle parce qu’elle est une femme avec des idées. Une femme avec des idées, ce n'est jamais bon pour un homme. Elle risquerait de se rendre compte qu'elle est traitée comme moins qu'un être humain.

Elle regarde le docteur s'éloigner et lui obéit en se mettant sur la table d'auscultation, elle ne veut pas risquer de se faire repérer comme une intruse. Encore qu'en réalité, si quelqu'un qui sait parler espagnol vient la voir et lui demander ce qu'elle a, elle serait absolument incapable d'inventer quoi que ce soit. Elle va bien, n'a pas d'idée de grosse maladie et si elle en dit une petite, elle va rapidement être virée de la tente pour y mettre quelqu'un qui serait plus dans le besoin qu'elle, une chose qu'elle comprend tout à fait mais qui ne l'arrangerait pas dans le cas présent. Le temps semble extrêmement long alors qu'elle reste là à attendre et chaque bruit de pas ou éclat de voix peut être le signe que quelqu'un vient le voir. Elle se retrouverait presque à prier, une chose qu'elle n'a presque jamais fait de sa vie au grand malheur de son père. Elle a bien envie de murmurer à Babalú Ayé, Orisha des maladies contagieuses, de lui donner une idée de maladie grave qu'elle pourrait feindre avoir, mais elle craint de sembler les réclamer plus qu'autre chose. Peut-être un mot à Orunmila, Orisha du destin, pour un petit coup de pouce ? Mais elle avait arrêté de pratiqué, même si sur le papier elle était toujours un Omo Iemanja, fille de Iemanja, Orisha des eaux salées et mère de l'humanité, qu'on lui avait attribuée petite comme protectrice. Elle avait arrêté d'y croire en choisissant de faire carrière dans l'histoire de la magie d'Amérique Latine, comment être une bonne Omo Iemanja si commençait à croire rien qu'un instant à Tlaloc ou Huitzilopochtli ?

Elle est interrompue dans ses réflexions par le docteur qui entra à nouveau dans la pièce. Eréndira était soulagée de la voir, il fallait l'avouer. Elle descendit de la table avec empressement et chassa de son esprit toute réflexion en rapport avec la Santeria, il n'était pas le temps de penser religion. Le docteur se met à lui expliquer où le jeune se trouve ainsi que les raisons ne permettant aucune visite. « Lorsqu’il sera transféré dans une autre tente, il vous sera alors possible de le voir… Ou plutôt que la personne qui vous envoie se rende à son chevet. Parce que vous ne le connaissez pas, hmmm ? » Eréndira jette un regard au docteur, ne faisant pas de commentaire. Alors elle avait deviné… Elle n'avait pas été assez discrète. Maintenant elle allait se faire mettre dehors, n'est-ce pas. « Docteur, c'est à dire que... » Mais la médecin est déjà repartie dans ses explications. Eréndira ne détourne pas le regard, elle comprend bien ce que dit la jeune femme mais elle ne peut pas pour autant regretter ce qu'elle fait à ce moment précis. La pauvre femme semblait réellement inquiète et elle considérait qu'elle avait au moins le droit de savoir ce qui arrivait à son petit fils. « Néanmoins… Si vous pouviez m’introduire auprès de la personne souhaitant visiter monsieur Huevos, je vais voir ce que je peux faire pour lui avoir une autorisation spéciale ou faire passer un message en attendant. » Erén hocha simplement la tête, cachant sa surprise de la voir proposer de l'aider alors qu'elle a prit la peine de lui expliquer les raisons qui auraient pu se trouver derrière un refus. « Il s'agit de sa grand-mère, Docteur Bachobki. » Elle n'arrive pas à prononcer correctement le nom de la médecin, elle s'en fout un peu il faut dire. Et puis, allez faire dire un v à un hispanique dont la langue régionale ne comporte pas ce son. « Elle se trouve près des ruines de l'hôpital. Apparemment, il a perdu ses parents dans la tempête. Je pense qu'elle ne doit plus avoir que lui. Elle a l'air d'aller bien elle-même mais qu'est-ce que j'en sais ? »

Elle soutient encore le regard d'Eidel, comme si elle la mettait encore au défi de l'engueuler. Pas qu'elle veuille l'être, mais elle connaît les blancs et leurs règles. Son père travaille dans les champs. Ses ancêtres avaient été esclaves. Merde, ses grand-parents avaient été esclaves. Son père lui-même avait été esclave. Son frère aîné aurait pu l'être quelques années s'il était né dix ans avant. Peut-être que c'était pour ça qu'elle était aussi farouche ? Parce qu'elle était la première génération cubaine libre et qu'elle ne laisserai personne lui reprendre cette liberté ? « Ecoutez, je sais que vous avez des règles, mais je ne regrette pas, okay ? C'était la chose à faire et si on autre personne me le redemandait, je reviendrai pour refaire pareil. Je ne sais pas comment ça se passe chez vous, mais ici on se sert les coudes et on laisse pas une personne sans au moins un peu de nouvelles. » Parce que c'était inhumain, cette attente qui traînait et cette inquiétude qui grandissait dans la poitrine. Elle avait perdu sa mère et son frère de maladie. Elle allait perdre son père de cette façon, elle en était certaine. Et elle avait été tenue au courant. Elle avait su. Et ça avait été horrible. Alors ne pas savoir ? Non, elle ne pouvait même pas imaginer. « Je peux vous conduire à elle, mais elle n'est probablement pas la seule dans ce cas. Des fiancées qu'on refuse, des cousins, des tantes, qui veulent savoir parce qu'ils n'ont personne d'autre… Il faudrait aussi faire quelque chose pour eux. Je me doute que vous avez du boulot, mais donner des nouvelles ça prend cinq minutes. »


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